{"id":3568,"date":"2025-01-15T14:51:55","date_gmt":"2025-01-15T14:51:55","guid":{"rendered":"https:\/\/anapi.fr\/?p=3568"},"modified":"2025-01-16T10:48:50","modified_gmt":"2025-01-16T10:48:50","slug":"tous-nos-prisonniers-en-indochine-ont-ils-bien-ete-liberes-en-1954-autopsie-dun-doute","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anapi.fr\/?p=3568","title":{"rendered":"Tous nos prisonniers en Indochine ont-ils bien \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s en 1954 ? Autopsie d\u2019un doute \u2026"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">Par Philippe CHASSERIAUD, pr\u00e9sident IdF ANAPI<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3569\" src=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute1.jpg\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"388\" srcset=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute1.jpg 570w, https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute1-300x212.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un monument d\u00e9di\u00e9 aux prisonniers du Viet-Minh, civils et militaires, morts en captivit\u00e9 entre 1946 et 1954 a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 \u00e0 Morsang\/Orge (91) le 5 octobre 2024. La conception et la conduite de ce projet m\u00e9moriel m\u2019ont plong\u00e9 dans de studieuses recherches, m\u2019amenant au recensement de chiffres vertigineux. Ces derniers m\u2019ont alors conduit \u00e0 m\u2019interroger sur d\u2019autres hypoth\u00e8ses face \u00e0 une telle h\u00e9catombe et une interrogation de taille : Tous nos prisonniers en Indochine ont-ils bien \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s en 1954 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au milieu des ann\u00e9es 80, de nombreux films am\u00e9ricains ont abord\u00e9 le sujet des &#8220;POWs\/MIAs&#8221; (Prisoners of War\/Missing in action). Le sc\u00e9nario est alors immuable, de Missing in action 1 et 2 \u00e0 Rambo II, des commandos am\u00e9ricains partent en Asie du Sud-Est r\u00e9cup\u00e9rer les boys toujours captifs dans les camps de prisonniers du Vi\u00eat-Cong. Cette question semble avoir longtemps pr\u00e9occup\u00e9e l\u2019opinion publique am\u00e9ricaine puisqu\u2019en avril 1990, un sondage du magazine Time r\u00e9v\u00e9lait que 62 % des personnes interrog\u00e9es estimaient qu\u2019il y avait encore des prisonniers am\u00e9ricains vivants au Vietnam (84% chez les v\u00e9t\u00e9rans interrog\u00e9s) (<strong>1<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la fin de la guerre d\u2019Indochine et dans les ann\u00e9es qui ont suivi, l\u2019opinion publique fran\u00e7aise semble avoir \u00e9t\u00e9, quant \u00e0 elle, bien loin de cette pr\u00e9occupation. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre attendrie sur les \u00e9tats d\u2019\u00e2mes de madame de Castries, elle s\u2019est ensuite focalis\u00e9e sur une s\u00e9rie d\u2019\u00e9v\u00e9nements tragiques de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la M\u00e9diterran\u00e9e (<strong>2<\/strong>). Quant aux autorit\u00e9s fran\u00e7aises, jetant rapidement un voile pudique sur le sort dramatique r\u00e9serv\u00e9 aux prisonniers d\u2019origine indochinoise (<strong>3<\/strong>), qu\u2019ils appartiennent ou non au CEFEO (<strong>4<\/strong>), elles semblent alors avoir estim\u00e9 qu\u2019il s\u2019agissait d\u00e9sormais d\u2019une &#8220;affaire entre Vietnamiens&#8221;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S\u2019agissant du sort des autres prisonniers non lib\u00e9r\u00e9s apr\u00e8s 1954, en d\u00e9pit de quelques signalements troublants, il semble que les responsables politiques aient \u00e9t\u00e9 plus enclins \u00e0 pr\u00e9server l\u2019acquis obtenu \u00e0 grand peine \u00e0 Gen\u00e8ve et \u00e0 jeter les bases d\u2019une future coop\u00e9ration \u00e9conomique avec l\u2019ancien adversaire, que de faire la lumi\u00e8re sur une nouvelle ignominie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Revenons en Indochine \u00e0 la mi-septembre 1954\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis quelques temps, le flux de prisonniers restitu\u00e9s par le Vi\u00eat-Minh (VM) devient de plus en plus sporadique, amenant le commandement fran\u00e7ais \u00e0 suspecter que celui-ci commence \u00e0 se tarir. Le 15 octobre 1954, un ultime convoi est embarqu\u00e9 par la marine fran\u00e7aise \u00e0 Samson comprenant 38 europ\u00e9ens (<strong>5<\/strong>) dont 2 l\u00e9gionnaires et 112 Nord-Africains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3572\" src=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute2.jpg\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"383\" srcset=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute2.jpg 628w, https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute2-300x209.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s lors, le g\u00e9n\u00e9ral Ely, qui a remplac\u00e9 le g\u00e9n\u00e9ral Navarre comme commandant en chef en Indochine, peut mesurer par un macabre d\u00e9compte l\u2019\u00e9tendue de la trag\u00e9die qui s\u2019est jou\u00e9e : 21 448 prisonniers sont pr\u00e9sum\u00e9s disparus (<strong>6<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien que ce nombre puisse faire l\u2019objet de quelques ajustements (distinction entre disparus, d\u00e9serteurs et prisonniers, explications peu cr\u00e9dibles du VM), il n\u2019en demeure pas moins consid\u00e9rable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De fait, tout au long de la guerre d\u2019Indochine, le VM ayant interdit l\u2019acc\u00e8s de ses camps \u00e0 la croix rouge, consid\u00e9r\u00e9e comme une \u00ab officine d\u2019espionnage des Imp\u00e9rialistes \u00bb, le nombre exact de prisonniers a \u00e9t\u00e9 difficile \u00e0 \u00e9tablir. Ce n\u2019est v\u00e9ritablement qu\u2019\u00e0 partir de 1952 qu\u2019il est possible d\u2019y voir un peu plus clair. D\u2019une part, c\u00f4t\u00e9 VM, la prise en compte officielle (<strong>7<\/strong>) de la probl\u00e9matique des prisonniers, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019am\u00e9liorer leurs conditions de survie, permet en partie un recensement nominatif, parfois simplement num\u00e9rique. D\u2019autre part, c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, la cr\u00e9ation de l\u2019Office du prisonnier (<strong>8<\/strong>), voulue par le g\u00e9n\u00e9ral de Lattre, permet de recevoir et de centraliser toutes les informations susceptibles d\u2019\u00eatre recueillies aupr\u00e8s des ex-pr\u00e9sum\u00e9s disparus et des prisonniers de guerre et otages civils lib\u00e9r\u00e9s afin de les croiser avec celles des \u00e9tats-majors, des services sp\u00e9cialis\u00e9s du renseignement et de la Croix rouge. Ainsi, le 4 novembre 1952, l\u2019Office du prisonnier a effectu\u00e9 un travail de synth\u00e8se permettant d\u2019\u00e9tablir un premier recensement des prisonniers militaires, par Arm\u00e9e et par Etat, ainsi que celui des otages civils, soit 22 244 militaires et 584 civils (<strong>9<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, la distinction entre disparus, d\u00e9serteurs et prisonniers semble avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie de fa\u00e7on h\u00e2tive par le commandement fran\u00e7ais depuis sa d\u00e9cision de consid\u00e9rer \u00ab tout disparu, dont l\u2019\u00e9tat de prisonnier ne peut \u00eatre confirm\u00e9, comme pr\u00e9sum\u00e9 d\u00e9serteur \u00bb(<strong>10<\/strong>). Une fois les situations \u00e9claircies, un jugement est alors n\u00e9cessaire pour disculper les int\u00e9ress\u00e9s, les d\u00e9c\u00e9d\u00e9s en particulier (<strong>11<\/strong>). Or, sur le plan administratif, la transformation du statut de &#8220;disparu&#8221; en celui de &#8220;prisonnier&#8221;, indispensable aux familles pour b\u00e9n\u00e9ficier de la d\u00e9l\u00e9gation de solde (<strong>12<\/strong>), s\u2019av\u00e8re \u00eatre un v\u00e9ritable parcours du combattant. Si les possibilit\u00e9s sont multiples, elles ne sont toutefois pas syst\u00e9matiquement accept\u00e9es par une administration tatillonne, n\u2019ayant par ailleurs jamais \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 ce type de situation. Il est ainsi possible de pouvoir s\u2019appuyer sur les d\u00e9clarations d\u2019un camarade de combat attestant que l\u2019int\u00e9ress\u00e9 a effectivement \u00e9t\u00e9 captur\u00e9, sur celles d\u2019un prisonnier lib\u00e9r\u00e9 confirmant que l\u2019int\u00e9ress\u00e9 \u00e9tait bien captif (<strong>13<\/strong>), sur la signature de l\u2019int\u00e9ress\u00e9 lui-m\u00eame au bas d\u2019un manifeste (<strong>14<\/strong>) ou d\u2019un courrier envoy\u00e9 \u00e0 la famille (<strong>15<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La restitution de prisonniers quasi-moribonds et les t\u00e9moignages sur leur quotidien justifient alors amplement aux yeux du commandement fran\u00e7ais un taux de mortalit\u00e9 aussi effroyable16. Ces \u00e9l\u00e9ments viennent ainsi favoriser l\u2019acceptation d\u2019un aussi grand nombre de disparus, sans avoir \u00e0 se poser davantage de questions !<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3576 size-full\" src=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute3DEF.jpg\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute3DEF.jpg 550w, https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute3DEF-300x235.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3577\" src=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute4.jpg\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"348\" srcset=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute4.jpg 602w, https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/autopsiedoute4-300x190.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 21 juillet 1955, cette question semble d\u00e9finitivement close puisque dans une note (<strong>17<\/strong>), le lieutenant-colonel Bertrand, chef du bureau des disparus, rend compte \u00e0 Paris que l\u2019Arm\u00e9e populaire vietnamienne (AVPN) d\u00e9clare avoir rendu la presque totalit\u00e9 des PG europ\u00e9ens, nord-africains qui \u00e9taient en vie au moment du cessez le feu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Outre la mort de certains captifs (qu\u2019elle s\u2019empresse d\u2019imputer aux bombardements fran\u00e7ais frappant sans discernement les camps et les convois de prisonniers), elle reconna\u00eet n\u00e9anmoins que d\u2019autres, intransportables, sont effectivement morts en captivit\u00e9 dans les quelques jours qui ont suivi la fin des hostilit\u00e9s. L\u2019AVPN pr\u00e9cise par ailleurs que les ralli\u00e9s et les d\u00e9serteurs ne seront pas rendus, ayant choisi, soit de rester sur place, soit de rentrer chez eux par la &#8220;voie d\u00e9mocratique&#8221; (notamment des l\u00e9gionnaires originaires d\u2019Europe de l\u2019Est).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, elle se refuse syst\u00e9matiquement \u00e0 faire conna\u00eetre le sort r\u00e9el r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 certaines cat\u00e9gories de prisonniers : les officiers du 2\u00e8me bureau, les officiers de renseignement et les interpr\u00e8tes vietnamiens des forces terrestres. Interrog\u00e9e sur les raisons susceptibles d\u2019expliquer un aussi grand nombre de disparus, l\u2019AVPN n\u2019apporte aucune pr\u00e9cision. Le lieutenant-colonel Bertrand conclut son rapport en \u00e9voquant \u00ab la possibilit\u00e9 que des prisonniers, s\u00e9par\u00e9s des autres, aient \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s (<strong>18<\/strong>)\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Si d\u00e9sormais toute interrogation sur d\u2019\u00e9ventuels prisonniers gard\u00e9s captifs en d\u00e9pit des accords de Gen\u00e8ve semble avoir \u00e9t\u00e9 &#8220;anesth\u00e9si\u00e9e&#8221;, quelques \u00e9l\u00e9ments troublants viennent relancer cette possibilit\u00e9 :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les derniers \u00e9l\u00e9ments \u00e9voqu\u00e9s par le lieutenant-colonel Bertrand semblent en partie confirm\u00e9s par une directive du commandement VM de Cochinchine (<strong>19<\/strong>) qui ordonne de garder les prisonniers dont la pr\u00e9sence n\u2019est pas connue des lib\u00e9rables. Ces PG sont gard\u00e9s dans des camps secrets car jug\u00e9s trop dangereux : officiers de renseignement, officiers des unit\u00e9s de commandos, militaires des GCMA, militaires ayant commis des atrocit\u00e9s, prisonniers signal\u00e9s pour leur mauvaise conduite dans les camps (<strong>20<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces PG sont gard\u00e9s dans des camps secrets car jug\u00e9s trop dangereux : officiers de renseignement, officiers des unit\u00e9s D\u2019une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, certains t\u00e9moignages de rescap\u00e9s du camp n\u00b01, le camp des officiers, laissent m\u00eame entendre qu\u2019initialement le VM n\u2019avait pas du tout l\u2019intention de rendre les officiers captifs, pr\u00e9textant alors une mortalit\u00e9 brutale due \u00e0 des pathologies tropicales (<strong>21<\/strong>). Toutefois, afin de t\u00e9moigner de sa bonne volont\u00e9, le VM pris soin d\u2019int\u00e9grer, aux premi\u00e8res lib\u00e9rations anticip\u00e9es d\u2019hommes de troupe, 2 ou 3 officiers du camp n\u00b01. Captur\u00e9 lors des combats sur la RC4 en octobre 1950 le lieutenant Beucler (<strong>22<\/strong>) alla d\u00e8s sa lib\u00e9ration le 28 ao\u00fbt 1954, consulter la liste des prisonniers pr\u00e9sent\u00e9es par le VM \u00e0 la commission d\u2019armistice. Il constata alors qu\u2019une quarantaine de noms, consid\u00e9r\u00e9s comme &#8220;vip\u00e8res lubriques&#8221; (<strong>23<\/strong>), avaient tout simplement \u00e9t\u00e9 &#8220;oubli\u00e9s&#8221;. Apr\u00e8s protestation de la partie fran\u00e7aise, ces derniers r\u00e9apparurent comme par enchantement sur les listes (<strong>24<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette r\u00e9v\u00e9lation n\u2019en est pas vraiment une puisque d\u00e8s le 14 septembre 1954, des sources des SR fran\u00e7ais (<strong>25<\/strong>) \u00e9voquaient d\u00e9j\u00e0 l\u2019existence de deux camps dits de repr\u00e9sailles, l\u2019un \u00e0 Lang Trang, \u00e0 31 km au nord-est de Tuyen Quang, l\u2019autre dans la r\u00e9gion de Ba Be. Les captifs seraient essentiellement des officiers de renseignement, des commandos de tous grades, des GCMA et de militaires ayant commis des exactions (<strong>26<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En d\u00e9cembre 1954, les SR font \u00e9galement \u00e9tat de deux renseignements, issus de source VM, attestant de la pr\u00e9sence de prisonniers non lib\u00e9r\u00e9s \u00e0 cette date (<strong>27<\/strong>) :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; le premier est l\u2019interception d\u2019un message alertant les services de s\u00e9curit\u00e9 VM de Langson et de Phuc Yen de l\u2019\u00e9vasion de 5 prisonniers europ\u00e9ens et africains dans l\u2019apr\u00e8s-midi du 7 d\u00e9cembre afin qu\u2019ils placent des gardes \u00e0 tous les carrefours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; le second est un document adress\u00e9 au r\u00e9giment 148 lui annon\u00e7ant qu\u2019un convoi de prisonniers europ\u00e9ens et africains, d\u00e9tenus \u00e0 la suret\u00e9 de Phu To va se d\u00e9placer, exigeant le secret au d\u00e9part et \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du convoi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une note du SDECE (<strong>28<\/strong>) du 15 mars 1956, rapporte que d\u00e9but novembre 1955, sur le tron\u00e7on de route situ\u00e9 entre Hoa Binh et Moc Chau (nord Vietnam), une cinquantaine d\u2019Europ\u00e9ens, torse nu et en sandales, travaillaient \u00e0 la r\u00e9fection de la chauss\u00e9e. La source qui a v\u00e9cu tr\u00e8s longtemps avec les Fran\u00e7ais et qui parle la langue ajoute que ces hommes \u00e9taient bien des prisonniers de guerre et qu\u2019ils \u00e9taient gard\u00e9s par des soldats arm\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00e9dacteur de la note pr\u00e9cise que \u00ab ces Europ\u00e9ens ne peuvent \u00eatre que des prisonniers de guerre car les d\u00e9serteurs ou les ralli\u00e9s europ\u00e9ens, travaillant en brousse, ne sont jamais gard\u00e9s militairement \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fin juillet 1956, ce m\u00eame informateur, lors de diff\u00e9rents d\u00e9placements, affirme avoir vu d\u2019autres prisonniers au travail :<\/p>\n<p>&#8211; douze prisonniers \u00e0 Tinh Tu, rudoy\u00e9s et gard\u00e9s par un ralli\u00e9 de type africain ;<br \/>\n&#8211; trente-sept prisonniers entre Tuyen Quang et Phu Doan ;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; trois prisonniers \u00e0 Tha\u00ef Nguyen ;<br \/>\n&#8211; dix prisonniers \u00e0 Dong Vang.<br \/>\nInform\u00e9 de ces faits, le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res de l\u2019\u00e9poque, en accord avec sa d\u00e9l\u00e9gation g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 Hanoi, estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une confusion avec des ralli\u00e9s ou d\u2019anciens d\u00e9serteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, peu apr\u00e8s, l\u2019informateur du SDECE parvient \u00e0 identifier deux europ\u00e9ens :<br \/>\n&#8211; le premier est Louis Tillard, militaire d\u00e9mobilis\u00e9 en Indochine. Rest\u00e9 sur place pour travailler dans une entreprise de travaux publics, il a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9 avec ses ouvriers par un commando VM sur un chantier proche de Tourane le 25 janvier 1949.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; le second est Herv\u00e9 Monze, militaire captur\u00e9 par le VM sur la route de Cao Bang en 1947. Il remettra \u00e0 l\u2019informateur un petit mot pour sa femme domicili\u00e9e \u00e0 Crozon (Finist\u00e8re) : \u00ab Gardez espoir, suis encore vivant, bon courage \u00bb (<strong>29<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la lueur de ces \u00e9l\u00e9ments, il est donc probable qu\u2019un certain nombre de nos prisonniers ait \u00e9t\u00e9 maintenu captif dans les ge\u00f4les du VM bien au-del\u00e0 des accords de Gen\u00e8ve de 1954 et y soient morts dans l\u2019indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les diff\u00e9rents acteurs politiques concern\u00e9s, notamment le minist\u00e8re de la D\u00e9fense et celui des Affaires \u00e9trang\u00e8res semblent avoir manifest\u00e9 peu de volont\u00e9 d\u2019\u00e9tudier v\u00e9ritablement cette \u00e9ventualit\u00e9, comme en t\u00e9moignent leurs demandes d\u2019\u00e9claircissement relativement timor\u00e9es aupr\u00e8s des autorit\u00e9s vietnamiennes. La seule intervention notable du Quai d\u2019Orsay est celle ayant permis la lib\u00e9ration du lieutenant Eycheni\u00e9, du 2\u00e8me bataillon tha\u00ef, le 28 d\u00e9cembre 1955 \u00e0 Hong Kong, faisant de lui, tr\u00e8s officiellement (<strong>30<\/strong>), le dernier prisonnier de la guerre d\u2019Indochine \u00e0 \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 (<strong>31<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant aux responsables militaires, on peut imaginer que leurs pr\u00e9occupations se trouvaient d\u00e9sormais davantage tourn\u00e9es vers l\u2019Afrique du Nord, confront\u00e9e aux pr\u00e9mices de ce qui ne s\u2019appelait pas encore la guerre d\u2019Alg\u00e9rie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la trag\u00e9die v\u00e9cue par les prisonniers pendant leur captivit\u00e9, \u00e0 celle des rescap\u00e9s, rentr\u00e9s en m\u00e9tropole dans l\u2019indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale, suspect\u00e9s d\u2019intoxication marxiste (<strong>32<\/strong>), livr\u00e9s \u00e0 la hargne du PCF (<strong>33<\/strong>) et confront\u00e9s \u00e0 une administration tatillonne et sourde \u00e0 leurs probl\u00e8mes (<strong>34<\/strong>), n\u2019y aurait-il pas mati\u00e8re, \u00e0 la lueur des faits expos\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment, \u00e0 y ajouter une nouvelle ignominie ? Celle de prisonniers &#8220;oubli\u00e9s&#8221; dans les mouroirs du VM dans un silence assourdissant et coupable. Sans \u00eatre pour autant cat\u00e9gorique, il m\u2019est aujourd\u2019hui impossible d\u2019\u00e9vacuer ce doute !<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>A chacun d\u00e9sormais de se faire une opinion \u2026.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">____________________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1<\/strong> En 1993, des sp\u00e9cialistes MINEX fran\u00e7ais de l\u2019APRONUC ont accompagn\u00e9 les forces sp\u00e9ciales am\u00e9ricaines charg\u00e9es de retrouver l\u2019emplacement d\u2019anciens camps de prisonniers dans le nord du Cambodge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2<\/strong> Notamment le tremblement de terre d\u2019Orl\u00e9ansville (1500 morts) le 16\/09\/1954, puis la Toussaint rouge, le 01\/11\/1954 \u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3<\/strong> 90% de mortalit\u00e9 dans les camps de d\u00e9tention.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4<\/strong> Cf. Oubli\u00e9 23 ans dans les goulags viet-minh, Ba Xuan Huynh : officier fran\u00e7ais, St Cyrien, ancien aide de camp du g\u00e9n\u00e9ral de Lattre, il fait prisonnier le 10 avril 1953 et ne sera lib\u00e9r\u00e9 qu\u2019en 1976 !<\/p>\n<p><strong>5<\/strong> Parmi ces derniers se trouvent 6 civils (1 femme et 5 hommes), missionnaires captur\u00e9s au Laos.<\/p>\n<p><strong>6<\/strong> Chiffre fourni par Roger Bruge dans son ouvrage Les hommes de Dien Bien Phu. Ce chiffre ne prend pas en compte les &#8220;disparus&#8221; de l\u2019arm\u00e9e vietnamienne.<\/p>\n<p><strong>7<\/strong> Les prisonniers fran\u00e7ais dans les camps du Vi\u00eat-Minh, (p. 54), Robert Bonnafous. Cf. note VM du 26\/01\/1952.<\/p>\n<p><strong>8<\/strong> 15\/01\/195218 Les prisonniers fran\u00e7ais dans les camps du Vi\u00eat-Minh, (p. 214), Robert Bonnafous<\/p>\n<p><strong>9<\/strong> Les prisonniers fran\u00e7ais dans les camps du Vi\u00eat-Minh, (p. 64), Robert Bonnafous<\/p>\n<p><strong>10<\/strong> Les prisonniers fran\u00e7ais dans les camps du Vi\u00eat-Minh, (p. 215), Robert Bonnafous<\/p>\n<p><strong>11<\/strong> Qu\u2019est-il advenu des soldats morts au combat dont les corps n\u2019ont pas pu \u00eatre retrouv\u00e9s ult\u00e9rieurement ?<\/p>\n<p><strong>12<\/strong> Tant que l\u2019\u00e9tat de prisonnier n\u2019est pas reconnu, les familles ne b\u00e9n\u00e9ficient que de 1\/5 de la solde<\/p>\n<p><strong>13<\/strong> Les prisonniers fran\u00e7ais dans les camps du Vi\u00eat-Minh, (p. 231), Robert Bonnafous<\/p>\n<p><strong>14<\/strong> Cf. Le manifeste du camp n\u00b0 1, Jean Pouget<\/p>\n<p><strong>15<\/strong> Les prisonniers fran\u00e7ais dans les camps du Vi\u00eat-Minh, (p. 61), Robert Bonnafous. Rien que pour l\u2019ann\u00e9e 1951, 2200 courriers ont ainsi \u00e9chang\u00e9s<\/p>\n<p><strong>16<\/strong> Plus de 70%<\/p>\n<p><strong>17<\/strong> Note n\u00b02914\/BDPGI\/UF : Lib\u00e9ration des PG des pays de l\u2019Est, carton 10 H 315, archives de Vincennes<\/p>\n<p><strong>19<\/strong> Liste carton 10 H 315, archives de Vincennes<\/p>\n<p><strong>20<\/strong> Les prisonniers fran\u00e7ais dans les camps du Vi\u00eat-Minh, (p.214), Robert Bonnafous<\/p>\n<p><strong>21<\/strong> La cl\u00e9mence de l\u2019oncle H\u00f4, un mensonge meurtrier, (p. 161), Alexandre Le Merre<\/p>\n<p><strong>22<\/strong> Futur secr\u00e9taire d\u2019Etat \u00e0 la D\u00e9fense puis aux Anciens Combattants (1977- 1978), \u00e0 l\u2019origine de l\u2019affaire Boudarel<\/p>\n<p><strong>23<\/strong> Officers jug\u00e9s irr\u00e9cup\u00e9rables sur le plan id\u00e9ologique par le VM et donc dangereux<\/p>\n<p><strong>24<\/strong> La cl\u00e9mence de l\u2019oncle H\u00f4, un mensonge meurtrier, (p. 162), Alexandre Le Merre<\/p>\n<p><strong>25<\/strong> Les hommes de Dien Bien Phu, (p. 603), Roger Bruge : BR n\u00b02575<\/p>\n<p><strong>26<\/strong> Les hommes de Dien Bien Phu, (p. 604), Roger Bruge<\/p>\n<p><strong>27<\/strong> Les hommes de Dien Bien Phu, (p. 603), Roger Bruge<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>28<\/strong> Les hommes de Dien Bien Phu, (p. 604), Roger Bruge : note incluse au dossier n\u00b0 6724 SSDN FA\/SP EI, transmis le 14\/04\/1956, au secr\u00e9tariat particulier du ministre de la D\u00e9fense nationale et des Forces arm\u00e9es<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>29<\/strong> Les hommes de Dien Bien Phu, (p. 605), Roger Bruge. Selon l\u2019auteur, Monze, n\u00e9 en 1915 a fini par \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 puisqu\u2019il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Eubonne (Val d\u2019Oise) le 25\/11\/1987. Aucune nouvelle en revanche de Tillard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>30<\/strong> Note n\u00b02914\/BDPGI\/UF : Lib\u00e9ration des PG des pays de l\u2019Est, carton 10 H 315, archives de Vincennes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>31<\/strong> Enlev\u00e9 \u00e0 Binh Lu par des trafiquants d\u2019opium le 04\/04\/1951, puis livr\u00e9 au VM, il aurait ensuite \u00e9t\u00e9 repris par des militaires chinois et entrain\u00e9 de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re. Il a de ce fait \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 par les autorit\u00e9s chinoises d\u2019avoir p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 son territoire sans autorisation \u00e0 des fins d\u2019espionnage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>32<\/strong> Les anciens prisonniers rest\u00e9s dans l\u2019arm\u00e9e feront l\u2019objet d\u2019une suspicion de la s\u00e9curit\u00e9 militaire, ralentissant de fait leur avancement et les privant d\u2019acc\u00e8s \u00e0 des postes sensibles ou \u00e0 responsabilit\u00e9s<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>33<\/strong> Par pure id\u00e9ologie, le PCF a apport\u00e9 son soutien au Vi\u00eat-Minh : sabotage et d\u00e9tournement d\u2019une partie du mat\u00e9riel et de l\u2019armement \u00e0 son profit, envoi d\u00e8s 1950 de deux repr\u00e9sentants permanents en Indochine, v\u00e9rification des biographies r\u00e9dig\u00e9es par les prisonniers, participation au lavage de cerveau des prisonniers (Boudarel), accueil muscl\u00e9 des &#8220;fins de s\u00e9jour&#8221; et des bless\u00e9s d\u2019Indochine rapatri\u00e9s en m\u00e9tropole<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>34<\/strong> Alors que la famine r\u00e9gnait dans les camps, les rescap\u00e9s auront la surprise de constater que le pr\u00eat-franc destin\u00e9 \u00e0 couvrir les frais d\u2019alimentation a \u00e9t\u00e9 d\u00e9duite de leur solde, l\u2019administration estimant qu\u2019ils avaient nourri gratuitement par le Viet-Minh. Ils constateront \u00e9galement que leur temps de captivit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 comptabilis\u00e9 en \u00bd campagne (1 an = 6 mois de bonification), au lieu d\u2019une campagne double (1 an = 2 ans), habituellement attribu\u00e9e aux militaires servant en Indochine (comparable \u00e0 celle d\u2019un militaire servant \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque \u00e0 Berlin !).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p>Views: 267<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Philippe CHASSERIAUD, pr\u00e9sident IdF ANAPI Un monument d\u00e9di\u00e9 aux prisonniers du Viet-Minh, civils et militaires, morts en captivit\u00e9 entre 1946 et 1954 a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 \u00e0 Morsang\/Orge (91) le 5 octobre 2024. La conception et la conduite de ce projet m\u00e9moriel m\u2019ont plong\u00e9 dans de studieuses recherches, m\u2019amenant au recensement de chiffres vertigineux. 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