{"id":940,"date":"2021-02-03T21:23:17","date_gmt":"2021-02-03T21:23:17","guid":{"rendered":"http:\/\/s856749478.onlinehome.fr\/?p=940"},"modified":"2021-06-16T20:43:41","modified_gmt":"2021-06-16T20:43:41","slug":"dun-goulag-a-lautre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anapi.fr\/?p=940","title":{"rendered":"D&#8217;un goulag \u00e0 l&#8217;autre"},"content":{"rendered":"<div class=\"page-header\">\n<h2 style=\"text-align: justify;\">D&#8217;un goulag \u00e0 l&#8217;autre<\/h2>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les soldats prisonniers du Vietminh qui \u00e9taient originaires des pays de l\u2019Est, essentiellement des l\u00e9gionnaires, furent \u00ab rapatri\u00e9s \u00bb dans leurs pays d\u2019origine via la Chine et L\u2019U.R.S.S. Ils furent tr\u00e8s souvent condamn\u00e9s dans leur propre patrie pour avoir combattu \u00ab un pays fr\u00e8re dans une arm\u00e9e colonialiste \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-941 size-full\" src=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/legionnaire1.jpg\" alt=\"\" width=\"161\" height=\"200\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains surv\u00e9curent. Leur histoire est m\u00e9connue. C\u2019est pourquoi nous avons voulu rendre hommage \u00e0 ces hommes qui ont combattu pour la France et la libert\u00e9 en citant un extrait de ce r\u00e9cit du l\u00e9gionnaire RAZVAN si bien racont\u00e9 par le colonel H. CARRARD qui fut attach\u00e9 militaire \u00e0 l\u2019ambassade de France \u00e0 Bucarest (1) :<\/p>\n<p>\u00ab Le vieux RAZVAN \u00e9tait fatigu\u00e9. Il avait tant bourlingu\u00e9, il avait tant vu de pays, il avait tant souffert. Il avait si souvent perdu l&#8217;espoir, mais il s&#8217;\u00e9tait accroch\u00e9, il s&#8217;\u00e9tait battu contre les autres et contre lui-m\u00eame et s&#8217;en \u00e9tait sorti \u00e0 chaque fois. Cette nuit, dans ce train brinquebalant qui le conduisait de Tulcea \u00e0 Bucarest, il \u00e9tait un peu anxieux.<\/p>\n<p>C&#8217;\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu&#8217;il revenait dans la capitale depuis si longtemps, depuis le tout d\u00e9but de sa mise en r\u00e9sidence surveill\u00e9e; il y avait bient\u00f4t trente ans, quand il avait d\u00fb r\u00e9gler des questions administratives interminables, \u00e0 l&#8217;\u00e9poque o\u00f9 il fallait des permis pour se d\u00e9placer, o\u00f9 il fallait rendre compte au secr\u00e9taire du Parti du village, au commissaire de police, \u00e0 je ne sais qui encore. Hier soir il avait quitt\u00e9 son village sans rien dire \u00e0 personne. Certes il en avait longuement d\u00e9battu avec Oana, sa femme ch\u00e9rie, sa compagne des si mauvais jours, mais c&#8217;\u00e9tait rest\u00e9 dans la famille, on n&#8217;avait plus besoin de la permission de personne. La dictature \u00e9tait par terre depuis bient\u00f4t six mois, on revenait comme avant la guerre, quand il avait vingt ans, dans sa Transylvanie natale. \u00ab Anxieux mais d\u00e9termin\u00e9. Il \u00e9tait anxieux tout de m\u00eame, car il ne reconna\u00eetrait pas Bucarest, et puis o\u00f9 \u00e9tait l&#8217;ambassade de France dans cette grande ville ? Mais enfin il en avait vu d&#8217;autres, n&#8217;est-ce pas, et il se d\u00e9brouillerait bien pour trouver ce petit coin de France, but de son voyage et espoir de&#8230; de quoi au fait ? Pourquoi allait-il dans cette ambassade dans laquelle il n&#8217;avait jamais mis les pieds ? Qu&#8217;esp\u00e9rait-il ? Il n&#8217;en savait trop rien, mais enfin il avait \u00e9t\u00e9 soldat fran\u00e7ais pendant cinq ans, et m\u00eame plus, si on comptait ses vingt-sept mois de d\u00e9tention dans les camps vi\u00eats. Alors peut-\u00eatre que la France pouvait faire un petit quelque chose pour lui, pour un vieux serviteur qui s&#8217;\u00e9tait bien battu pour elle, et pas dans n&#8217;importe quelle unit\u00e9, \u00e0 la L\u00e9gion \u00e9trang\u00e8re, au 3e REI., 10e compagnie du lieutenant Bonfils. Tout cela tournait et retournait dans sa t\u00eate au rythme des ruptures de rails et des aiguillages qui le secouaient sur sa banquette d\u00e9fonc\u00e9e de 3e classe.<\/p>\n<p>Recherch\u00e9 par la police sovi\u00e9tique. Il se rappelait son d\u00e9part \u00e0 la guerre en 1941, la mobilisation, le peloton d&#8217;\u00e9l\u00e8ves grad\u00e9s dont il \u00e9tait sorti sergent de l&#8217;arm\u00e9e royale roumaine, puis le passage du Prut sur l&#8217;ordre du g\u00e9n\u00e9ral Antonescu pour reconqu\u00e9rir la Moldavie aux Sovi\u00e9tiques qui l&#8217;avaient envahie un an plus t\u00f4t. Au Dniestr, on avait continu\u00e9, on s&#8217;\u00e9tait battu comme des diables contre ces Russes tant ha\u00efs et tant craints, mais l\u00e0 on \u00e9tait avec la grande arm\u00e9e allemande; alors le jeune RAZVAN y \u00e9tait all\u00e9 de bon c\u0153ur, sp\u00e9cialement contre les partisans qui perturbaient les communications, tant et si bien que le K.G.B. avait mis sa t\u00eate \u00e0 prix. Aussi, quand le sort des armes se fut invers\u00e9, que l&#8217;arm\u00e9e roumaine fut reconduite chez elle, que le roi Michel retourna son arm\u00e9e contre les Nazis et fit alliance avec les Occidentaux et par cons\u00e9quent avec l&#8217;ennemi d&#8217;hier, un certain nombre de soldats roumains, dont RAZVAN, qui s&#8217;\u00e9taient un peu trop fait remarquer par leur combativit\u00e9, se trouv\u00e8rent recherch\u00e9s par la police sovi\u00e9tique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-942 size-full\" src=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/roumanie1.jpg\" alt=\"\" width=\"237\" height=\"165\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il r\u00e9ussit malgr\u00e9 tout \u00e0 passer entre les mailles, refit la guerre contre les Allemands et se retrouva \u00e0 Vienne o\u00f9 cela devint de plus en plus difficile d&#8217;\u00e9chapper aux recherches de la police sovi\u00e9tique. Que faire ? Revenir au pays alors que l&#8217;arm\u00e9e Rouge l&#8217;occupait et y \u00e9tablissait un r\u00e9gime communiste particuli\u00e8rement dur et sans piti\u00e9 ? RAZVAN n&#8217;en avait nulle envie. Aussi apr\u00e8s deux ans et demi d&#8217;errance, se pr\u00e9cipita-t-il sans h\u00e9sitation dans un bureau d&#8217;engagement de la L\u00e9gion \u00e9trang\u00e8re fran\u00e7aise qu&#8217;il avait rep\u00e9r\u00e9 quelque temps auparavant. Son engagement d\u00e9finitif datait du 28 f\u00e9vrier 1948, il s&#8217;en souvenait bien, il venait d&#8217;avoir vingt-huit ans et il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un vieux soldat.<\/p>\n<p>Engag\u00e9 dans la l\u00e9gion pour l&#8217;Indochine. Il se rem\u00e9morait ses classes en Alg\u00e9rie, \u00e0 Sidi Bel Abb\u00e8s, ses copains, dont beaucoup avaient disparu plus tard en Indochine, son embarquement sur le Pasteur \u00e0 Mers El-Kebir au d\u00e9but du mois de septembre 1948.<\/p>\n<p>Tout cela \u00e9tait bien loin, il \u00e9tait jeune et partait pour l&#8217;aventure, pour l&#8217;Orient. On allait simplement r\u00e9tablir l&#8217;ordre dans une contr\u00e9e exotique. Jamais il n&#8217;aurait pu penser qu&#8217;il souffrirait mille fois plus que ce qu&#8217;il avait v\u00e9cu sur le front russe.<\/p>\n<p>Et cette arriv\u00e9e \u00e0 Saigon, suivie du d\u00e9barquement \u00e0 Pointe Pagode, c&#8217;\u00e9tait le 25 septembre, il s&#8217;en souvenait nettement car le lendemain il avait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 \u00e0 la 12e Cie du 3e REI, c&#8217;\u00e9tait un souvenir tr\u00e8s pr\u00e9cis. Il allait y rester jusqu&#8217;\u00e0 ce que le troisi\u00e8me bataillon soit envoy\u00e9 \u00e0 Cao Bang en 1950. Cao Bang, horrible souvenir! Non pas la ville, mais son \u00e9vacuation \u00e0 laquelle il n&#8217;aurait jamais d\u00fb participer. En effet, d\u00e9but septembre 1950, il avait demand\u00e9 une prolongation de s\u00e9jour de six mois, alors qu&#8217;il \u00e9tait rapatriable et devait embarquer sur le Pasteur dans les premiers jours d&#8217;octobre. Il avait pris cette d\u00e9cision comme cela, un jour, pour rester avec les copains.<\/p>\n<p>Cao Bang, on y \u00e9tait pourtant bien, la forteresse paraissait solide, et puis un jour, brusquement, sans pr\u00e9avis, en avant, direction Lang Son et au passage on devait secourir les copains du IIIe, assi\u00e9g\u00e9s \u00e0 Dong Kh\u00e9. Quel souvenir, cette marche \u00e0 travers la jungle avec cette colonne invraisemblable de partisans, de femmes et d&#8217;enfants qui avaient disparu progressivement et ces combats contre une mar\u00e9e de Vi\u00eats. Au bout d&#8217;une semaine de marche et de bagarres, dans un terrain \u00e9pouvantable o\u00f9 il avait fallu porter les copains bless\u00e9s, \u00e0 peine le temps de recouvrir les morts, \u00e0 bout de munitions, ext\u00e9nu\u00e9, il avait \u00e9t\u00e9 fait prisonnier avec les restes de la compagnie du lieutenant Bonfils.<\/p>\n<p>Prisonnier pendant vingt-sept mois, puis lib\u00e9r\u00e9 vers son pays d&#8217;origine. Vingt-sept mois, il \u00e9tait rest\u00e9 prisonnier dans les camps vi\u00eat-minh; vingt-sept mois \u00e0 marcher, vingt-sept mois d&#8217;humiliation, s\u00e9par\u00e9 des officiers et des sous-officiers, mais il avait tenu malgr\u00e9 la maladie et les privations. Enfin, d\u00e9but 1953, il avait \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 avec d&#8217;autres camarades des pays communistes, pour leur malheur pas vers la France, mais chacun vers son pays d&#8217;origine. RAZVAN \u00e9tait donc parti avec ses compagnons d&#8217;infortune vers la Chine par divers moyens de transport, camions molotova, train, \u00e0 pied bien s\u00fbr, jusqu&#8217;\u00e0 une premi\u00e8re \u00e9tape \u00e0 P\u00e9kin. L\u00e0, il avait essay\u00e9 de prendre contact avec l&#8217;ambassadeur de Roumanie qui dans un premier temps l&#8217;avait \u00e9cout\u00e9, puis, apr\u00e8s avoir re\u00e7u des consignes, l&#8217;avait encourag\u00e9 \u00e0 rentrer au pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-943 size-full\" src=\"https:\/\/anapi.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/carte_europe_urss_1945.jpg\" alt=\"\" width=\"232\" height=\"156\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sib\u00e9rie, Russie et finalement Roumanie, quel souvenir \u00e9pouvantable que cette arriv\u00e9e dans son pays natal, dans sa patrie. Imm\u00e9diatement il avait \u00e9t\u00e9 intern\u00e9, puis jug\u00e9 pour trahison \u00e0 la grande cause du socialisme, c&#8217;\u00e9tait en 1954. Le jugement avait \u00e9t\u00e9 sans appel, dix ans de prison. Le style de l&#8217;administration fran\u00e7aise avait quelque chose de fantastique et de cocasse. On peut en effet lire sur les \u00e9tats de service de RAZVAN: &#8220;Prisonnier, rapatri\u00e9 par la voie d\u00e9mocratique, ne s&#8217;est pas pr\u00e9sent\u00e9 aux autorit\u00e9s fran\u00e7aises lors de son rapatriement dans son pays d&#8217;origine&#8221; !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0 Mis en prison, puis isol\u00e9 en cellule. Il s&#8217;\u00e9tait retrouv\u00e9 dans la plus sinistre des prisons, \u00e0 Pitesti, la prison des exp\u00e9riences de r\u00e9\u00e9ducation. Par chance la grande p\u00e9riode des tortures \u00e9tait pass\u00e9e, mais tout de m\u00eame ce ne fut pas facile. Un jour, exc\u00e9d\u00e9 par un gardien, il lui avait mis son poing dans la figure, r\u00e9sultat, deux ans de cellule sans voir personne, m\u00eame pas les gardiens. C&#8217;est un petit oiseau qui l&#8217;avait aid\u00e9 \u00e0 survivre. Il venait tous les jours, \u00e0 l&#8217;heure o\u00f9 on servait au reclus sa maigre pitance. Il lui donnait quelques miettes. Cette conversation quotidienne de quelques minutes \u00e0 travers le soupirail avec ce petit moineau lui redonna l&#8217;espoir.<\/p>\n<p>Mis en r\u00e9sidence surveill\u00e9e, mari\u00e9 et p\u00e8re d&#8217;un enfant. En 1964 ou 1965, au moment de l&#8217;amnistie, il avait \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 et mis en r\u00e9sidence surveill\u00e9e quelque part du c\u00f4t\u00e9 du delta du Danube, encore pour dix ans. Mais l\u00e0, il avait trouv\u00e9 Oana qui elle aussi avait eu des malheurs. Elle avait perdu son mari dans le camp de travail du canal Danube-Mer Noire. Ils avaient uni leur mis\u00e8re, s&#8217;\u00e9taient mari\u00e9s et avaient eu un fils. Petit \u00e0 petit, ils avaient achet\u00e9 quelques outils, travaill\u00e9 leur lopin de terre, mang\u00e9 \u00e0 leur faim, am\u00e9lior\u00e9 leur cabanon pour en faire une vraie petite maison et se refaire une vie apr\u00e8s tant et tant de souffrances.<\/p>\n<p>Et l&#8217;on \u00e9tait arriv\u00e9 ainsi en 1989 et \u00e0 la r\u00e9volution qui avait abattu le tyran et sa dictature. C&#8217;est ainsi que RAZVAN se retrouvait dans ce train vers Bucarest. Ses pens\u00e9es tournaient et retournaient. Comment arriver \u00e0 l&#8217;ambassade de France ? Comment y entrer ? \u00c0 qui s&#8217;adresser ? Les miliciens en poste devant la porte le laisseraient ils passer ?<\/p>\n<p>Re\u00e7u \u00e0 l&#8217;ambassade de France. En fait tout alla bien, il se pr\u00e9senta devant un parlophone et demanda \u00e0 voir l&#8217;attach\u00e9 militaire. L&#8217;id\u00e9e lui en vint au dernier moment. Le colonel arriva assez rapidement. Il lui raconta son histoire. Ce fut assez long car il avait oubli\u00e9 son fran\u00e7ais, mais cela lui revint petit \u00e0 petit. Il faisait bon dans ce bureau, le colonel l\u2019\u00e9coutait avec attention et m\u00eame lui semblait-il avec stup\u00e9faction et admiration. Il se sentait tout ragaillardi. Son c\u0153ur se r\u00e9chauffa de revoir ainsi, plus de quarante ans apr\u00e8s, un officier fran\u00e7ais qui le recevait avec tant de chaleur et cet officier \u00e9tait un colonel. Il ne se souvenait pas d&#8217;avoir parl\u00e9 \u00e0 un colonel, m\u00eame dans l&#8217;arm\u00e9e fran\u00e7aise. Au bout d&#8217;un bon moment, peut-\u00eatre deux heures, le colonel le fit conduire au consulat o\u00f9 un fonctionnaire fran\u00e7ais releva tous les \u00e9l\u00e9ments d&#8217;identit\u00e9 possibles et lui demanda de repasser dans deux mois\u2026 \u00bb<\/p>\n<p>Il avait servi la France avec honneur et fid\u00e9lit\u00e9 et la France lui rendit cet honneur en le pensionnant et en lui remettant la Croix du combattant volontaire qu\u2019il portait fi\u00e8rement.<\/p>\n<p>(1) Nous remercions le colonel Carrard, Am\u00e9d\u00e9e Th\u00e9venet et les \u00e9ditions France Empire qui nous ont autoris\u00e9 \u00e0 reproduire ici ce texte qui peut aussi \u00eatre retrouv\u00e9 dans l\u2019ouvrage d\u2019Am\u00e9d\u00e9e Th\u00e9venet \u00ab LA GUERRE D\u2019INDOCHINE racont\u00e9e par ceux qui l\u2019ont v\u00e9cu \u00bb, \u00e9dition France Empire<\/p>\n<p>Views: 24<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&#8217;un goulag \u00e0 l&#8217;autre Les soldats prisonniers du Vietminh qui \u00e9taient originaires des pays de l\u2019Est, essentiellement des l\u00e9gionnaires, furent \u00ab rapatri\u00e9s \u00bb dans leurs pays d\u2019origine via la Chine et L\u2019U.R.S.S. 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