{"id":981,"date":"2021-02-04T20:51:42","date_gmt":"2021-02-04T20:51:42","guid":{"rendered":"http:\/\/s856749478.onlinehome.fr\/?p=981"},"modified":"2021-03-08T21:13:18","modified_gmt":"2021-03-08T21:13:18","slug":"biographie-de-boudarel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anapi.fr\/?p=981","title":{"rendered":"Biographie de Boudarel"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: justify;\">Biographie de Georges Boudarel<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-982\" src=\"http:\/\/s856749478.onlinehome.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/boudarel.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"200\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Georges Boudarel<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>(21-12-1926 &#8211; 29-12-2003)<\/strong><\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9 le 21-12-1926 \u00e0 Saint-Etienne (Loire) dans une famille catholique, Geoges Boudarel fait de bonnes \u00e9tudes chez les P\u00e8res Maristes, puis obtient sa licence de philosophie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Prend sa carte du Parti Communiste Fran\u00e7ais en 1946. Nomm\u00e9 enseignant en Indochine, alors qu\u2019il n\u2019a pas encore effectu\u00e9 son service militaire et se trouve en situation de \u00ab sursis \u00bb, embarque sur le SS \u00ab PASTEUR \u00bb au d\u00e9but d\u2019avril 1948. D\u00e9barqu\u00e9 en Cochinchine, il est affect\u00e9 au Lyc\u00e9e Yersin de Dalat comme professeur de philosophie.<\/p>\n<p>Entre temps, \u00e0 Sa\u00efgon, il \u00e9tablit des contacts suivis avec la cellule du Kominform appel\u00e9e \u00ab Groupe culturel marxiste num\u00e9ro 106 \u00bb.<\/p>\n<p>Il remplit alors diverses missions pour l\u2019Education Nationale : correction du baccalaur\u00e9at \u00e0 Hano\u00ef (juin 1949), stage au Coll\u00e8ge de Vientiane au Laos (automne 1949), affectation au lyc\u00e9e Marie Curie \u00e0 Sa\u00efgon (fin 1949).<\/p>\n<p>En 1950, il d\u00e9cide de sauter le pas, \u00e9crit-il, et rejoint le maquis viet-minh. Il y sert pendant deux ans. Plus tard, il sera appel\u00e9 sous les drapeaux sur le territoire indochinois et, ne se pr\u00e9sentant pas aux autorit\u00e9s militaires fran\u00e7aises, il sera consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab insoumis \u00bb, et non comme d\u00e9serteur.<\/p>\n<p>Pendant cette p\u00e9riode, il devient membre du Parti Communiste Indochinois qui se transforme peu apr\u00e8s, le 3 mars 1951, en Parti des travailleurs (Dang Lao Dong). Il est affect\u00e9 \u00e0 la radio \u00ab Sa\u00efgon-Cholon libre \u00bb o\u00f9 il a en charge l\u2019\u00e9mission en fran\u00e7ais. Il prend le nom vietnamien de Da\u00ef Dong, c\u2019est-\u00e0-dire : Fraternit\u00e9 universelle.<\/p>\n<p>Fin 1951, il est d\u00e9sign\u00e9 pour servir au Nord en vue de faire de la propagande en faveur de la paix et du rapatriement du Corps Exp\u00e9ditionnaire fran\u00e7ais (CEFEO) aupr\u00e8s des prisonniers que le Viet Minh envisage de lib\u00e9rer pour faciliter la fin des hostilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Il est mis en route d\u00e9but 1952 et mettra presque un an \u00e0 rejoindre le Tonkin, en passant par les pistes de montagne de la Cordill\u00e8re Annamitique, et en \u00e9vitant soigneusement les forces fran\u00e7aises.<\/p>\n<p>Le 22 d\u00e9cembre 1952, il arrive au Viet-Bac (Zone \u00ab lib\u00e9r\u00e9e \u00bb par le Viet Minh au Tonkin) et se voit nomm\u00e9 Instructeur Politique adjoint au commissaire politique du Camp 113. Il est assimil\u00e9 \u00e0 un chef de compagnie (Da\u00ef D\u00f4\u00ef Truong) avec une r\u00e9mun\u00e9ration triple, soit trois kilos de paddy par jour. Le kilo de paddy, riz non d\u00e9cortiqu\u00e9, est alors l\u2019unit\u00e9 mon\u00e9taire dans les zones occup\u00e9es par le Viet-Minh.<\/p>\n<p>Il arrive le 7 f\u00e9vrier 1953 au camp 113, situ\u00e9 \u00e0 Lang-Kieu non loin de la fronti\u00e8re de Chine, au sud d\u2019Ha-Giang, dans le bassin de la Rivi\u00e8re Claire (Song L\u00f4), \u00e0 une vingtaine de kilom\u00e8tres de Vinh Thuy.<\/p>\n<p>Il y appliquera consciencieusement le programme de lavage de cerveau con\u00e7u par le Dich Van, organisme du gouvernement central charg\u00e9 de la r\u00e9\u00e9ducation politique des prisonniers de guerre.<\/p>\n<p>Il mesure parfaitement les absurdit\u00e9s du syst\u00e8me, et parfois m\u00eame son ignominie, surtout lorsqu\u2019il constate le taux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 de la mortalit\u00e9 parmi les captifs : 50%, au sujet duquel il alerte sans succ\u00e8s sa hi\u00e9rarchie. Il \u00e9crira par la suite : \u00ab Comme les d\u00e9tenus, j\u2019\u00e9tais prisonnier du syst\u00e8me \u00bb (Voir son Autobiographie).<\/p>\n<p>Il quitte le camp 113 en f\u00e9vrier 1954 et se voit affect\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9metteur radio La voix du Vietnam, situ\u00e9 dans un endroit tenu secret du Tonkin.<\/p>\n<p>En octobre 1954, \u00e0 la suite des accords de Gen\u00e8ve, il rejoint Hano\u00ef o\u00f9 il restera dix ans.<\/p>\n<p>D\u00e9\u00e7u par l\u2019\u00e9volution du r\u00e9gime communiste et les purges de 1955-1956 qu\u2019il d\u00e9crira plus tard dans un livre t\u00e9moignage Cent fleurs \u00e9closent dans la nuit du Vietnam (Jacques Bertoin-1991), il quitte le Vietnam et se r\u00e9fugie \u00e0 Prague en 1964. Il y obtient un poste \u00e0 l\u2019Institut d\u2019Etudes Orientales, puis il entre comme r\u00e9dacteur \u00e0 la F\u00e9d\u00e9ration Syndicale Mondiale. Il d\u00e9couvre alors la scl\u00e9rose du syst\u00e8me communiste kafka\u00efen d\u00e9nonc\u00e9 par Kroutchev.<\/p>\n<p>Entre temps, en France, il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 mort pour insoumission et d\u00e9sertion.<br \/>\nLe 17 juin 1966, \u00e0 Paris, l\u2019Assembl\u00e9e Nationale vote la loi d\u2019amnistie relative aux infractions commises en relation avec les \u00e9v\u00e8nements d\u2019Alg\u00e9rie. Un amendement communiste constitue l\u2019article 30 de cette loi. Il stipule que \u00ab sont amnisti\u00e9s de plein droit tous crimes et d\u00e9lits commis en liaison avec les \u00e9v\u00e8nements cons\u00e9cutifs \u00e0 l\u2019insurrection vietnamienne, et ant\u00e9rieurement au 1er octobre 1957 \u00bb.<\/p>\n<p>Georges Boudarel profite de ces dispositions pour rentrer en France apr\u00e8s dix-huit ans d\u2019absence qu\u2019il qualifiera pudiquement, par la suite, de \u00ab voyage d\u2019\u00e9tudes en Extr\u00eame- Orient \u00bb. Il reprend une vie normale sans \u00eatre ennuy\u00e9, y compris en ce qui concerne son service militaire qu\u2019il n\u2019a pas encore effectu\u00e9. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019amnistie, il est redevenu simple sursitaire. Le r\u00e9alisme politique pr\u00e9valant, il en est \u00ab exempt\u00e9 pour raison m\u00e9dicale\u00bb.<\/p>\n<p>Il entre \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Jussieu-Paris-7, d\u00e8s sa cr\u00e9ation en 1970,et y devient ma\u00eetre de conf\u00e9rence d\u2019Histoire. Il milite pendant un temps au sein du \u00ab Front de solidarit\u00e9 Indochine \u00bb trotskiste, puis fait deux courts s\u00e9jours au Vietnam en 1978 et 1989.<\/p>\n<p>Il prend position contre le r\u00e9gime d\u2019Hano\u00ef dont il d\u00e9nonce les m\u00e9thodes d\u2019endoctrinement et le syst\u00e8me en publiant : La bureaucratie au Vietnam (L\u2019Harmattan-1983).<\/p>\n<p>Il vivra tranquille jusqu\u2019au 13 f\u00e9vrier 1991. Ce jour-l\u00e0, au cours d\u2019un colloque organis\u00e9 au S\u00e9nat par le Centre des Hautes Etudes sur l\u2019Afrique et l\u2019Asie Modernes, il doit prendre la parole. Il est alors pris \u00e0 partie par Jean-Jacques Beucler, ancien ministre et ancien d\u00e9put\u00e9, qui a \u00e9t\u00e9 lui-m\u00eame captif en Indochine quatre ans durant et parle au nom des nombreux anciens prisonniers du Viet-Minh qui l\u2019entourent.<\/p>\n<p>Alors d\u00e9bute \u00ab l\u2019affaire Boudarel \u00bb.<br \/>\nIl sera soutenu par de nombreuses personnalit\u00e9s de gauche, au nombre desquelles Monsieur Pierre Vidal Naquet, qui, sans pour autant l \u2018exon\u00e9rer, \u00ab refuse de cautionner, m\u00eame par un simple silence, la chasse \u00e0 l\u2019homme qui est en train de se d\u00e9rouler \u00bb (Le Monde, 23 mars 1991).<br \/>\nPlus tard il quittera le Parti communiste, d\u00e9clarant au Monde en 1991 : \u00ab J\u2019\u00e9tais stalinien, je le regrette \u00e0 100% \u00bb\u2026C\u2019\u00e9tait bien tard, le mal \u00e9tait fait.<\/p>\n<p>Il cesse d\u2019exercer \u00e0 Jussieu en 1992, date de son d\u00e9part \u00e0 la retraite.<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>Views: 100<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Biographie de Georges Boudarel Georges Boudarel (21-12-1926 &#8211; 29-12-2003) N\u00e9 le 21-12-1926 \u00e0 Saint-Etienne (Loire) dans une famille catholique, Geoges Boudarel fait de bonnes \u00e9tudes chez les P\u00e8res Maristes, puis obtient sa licence de philosophie. 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