Décès du Médecin-Colonel HOANG Co-Lân

Il est le 5è à partir de la gauche de la photo (le plus grand au 1er rang avec la casquette Bigeard)

 

Chers Amis,

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès du Médecin-Colonel HOANG Co-Lân qui est survenu ce matin , Dimanche 15 Mars 2026 .

En effet, sa santé s’est dégradée depuis l’été 2025 et Le Capitaine TRAN et moi avons pu lui rendre une dernière visite le 27 Janvier 2026 dernier .

Le Colonel HOANG a effectué son dernier saut dans sa 95è année .

Les Obsèques du Colonel-Médecin HOANG Co-Lân auront lieu le Mercredi 25 Mars 2026 au Cimetière du Père Lachaise , 28 Ter Bvd de Ménilmontant 75020 Paris .
13-14h Messe à La Chapelle du Cimetière .
15h30 commencera la Crémation au crématorium du cimetière.

Bien à Vous,

Louis CAO Tan-Loc

UNP 780 – Versailles

Amicale des Parachutistes du Sud-Vietnam et Descendants.

 

 

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A la rencontre d’un rescapé de la RC4 et des camps de prisonniers du Viêt-Minh

Les opérations du groupement Cazaux sur la RC4 en octobre 1950

De gauche à droite : Robert Shuermans ; Eric Dop ;à genoux Hélène de Brosses (née Dop) ; l’abbé Thierry Dop

Rencontre avec un ancien combattant : Robert Schuermans

Le lundi 12 janvier 2026, une délégation de l’A.N.A.P.I de Bordeaux s’est rendue chez Robert Schuermans, ancien membre du 3e BCCP, afin d’évoquer les opérations sur la RC4 en octobre 1950. Il avait participé à ces événements au sein du groupement Cazaux, chargé de secourir les survivants des colonnes Le Page et Charton lors de l’évacuation de Cao Bang. La visite fut marquée par la présence des enfants de Jacques Dop, qui faisait partie de la compagnie Loth du 1er BEP, intégrée elle aussi au groupement Cazaux. L’entretien s’est révélé particulièrement émouvant et instructif, notamment grâce aux échanges sur la bataille du Déo Cat et l’anéantissement du groupement. Robert Schuermans a partagé en détail le récit de sa capture, apportant un témoignage riche en émotion.

Résumé des combats

Les combats menés par le groupement Cazaux sur la RC4 en octobre 1950 sont déjà largement documentés, notamment dans le livre de Cyril Bondrois consacré au 3e BCCP. Pour cette raison, le présent texte propose un bref résumé des opérations, sans s’attarder sur les détails des affrontements.

Effectifs et constitution des unités1

Le 3e Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes (BCCP) comptait initialement 268 hommes répartis en deux groupes de commandos. À cette force s’ajoutait la compagnie Loth du 1er Bataillon Étranger de Parachutistes (BEP), forte de 136 hommes. Au total, l’ensemble du groupement mobilisé pour l’opération réunissait 404 combattants.

Déroulement des opérations en octobre 1950

Le 6 octobre 1950, le 3e BCCP, et la compagnie de marche du 1er BEP (compagnie Loth arriver le 21 septembre à Hanoï ), furent placés en alerte et reçurent l’ordre de sauter sur That Khé le 8 octobre à 18h. Ils formèrent alors un groupement sous le commandement du capitaine Cazaux.

Il convient de noter que les deux groupes commandos du 3e BCCP étaient en fin de séjour en Indochine et avaient déjà restitué leur matériel. Ils durent donc récupérer leurs armes, munitions et équipements pour participer à l’opération. Robert Schuermans rapporte notamment que son stick, qui comptait normalement 15 hommes, était réduit à 8 du fait de la maladie du reste de l’effectif. Ils n’avaient qu’une unité feu et, en tant que chef de stick, il ne disposait même pas d’une boussole pour s’orienter dans la jungle.

Missions et actions principales

La première mission confiée au groupement fut d’appuyer une unité dirigée par le capitaine Labaume, partie de That Khé pour recueillir les éléments des colonnes Lepage et Charton qui parvenaient à échapper à l’encerclement du Viet Minh. Au total, 650 hommes furent secourus, par l’unité du Capitaine Labaume et 23 rescapés du 1er BEP grâce au groupement Cazaux.

Le 8 octobre, depuis Langson, le général Carpentier prit la décision d’abandonner That Khé2.

Du 8 au 10 octobre, le groupement tint le pont Bascou au nord de That Khé et occupa la côte 703. Les deux groupes commandos du 3e BCCP accompagnèrent et protégèrent le repli sur That Khé, luttant pied à pied jusqu’à ce que les Viet Minh prennent la côte 703 dans la matinée du 10 octobre.

Le groupement s’installa ensuite en bordure de la RC4, un peu au sud du pont Bascou. Dans l’après-midi du 10 octobre, ils furent informés de l’évacuation de That Khé.

Le 11 octobre, le groupement Labaume et toutes les unités évacuèrent définitivement la ville. Le groupement Cazaux reçut l’ordre de se diriger à 22h30 vers That Khé pour franchir le pont sur la Song Ky Kong, mais celui-ci avait été détruit par les Viet Minh. Le passage d’un tabor sur la rivière occupa toute la nuit ; ce n’est qu’au petit matin que le groupement put traverser, grâce à des bateaux retrouvés sur la rive opposée, tout cela sous le feu ennemi.

En poursuivant leur progression sur la RC4, au niveau du col de Déo Cat, les postes Gallieni et poste 41, à l’est et à l’ouest, avaient été abandonnés et étaient désormais tenus par les Viet Minh. La section Dop3 tenta, par des assauts successifs, de faire sauter le verrou, mais perdit la moitié de ses effectifs. Le capitaine Cazaux, ayant épuisé tous les moyens de franchir cet obstacle, demanda le concours des unités précédentes sur la route, mais le commandement refusa de prendre de nouveaux risques et privilégia le repli de ceux qui avaient réussi à passer. L’aviation intervint avec des chasseurs qui mitraillèrent les positions ennemies et lâchèrent quelques bombes, mais sans résultat significatif, offrant seulement un réconfort moral. À mesure que le temps passait, le risque d’encerclement augmentait, scellant ainsi le sort du groupement et menant à son anéantissement.

Le 3e BCCP et la compagnie du 1er BEP n’atteindront jamais Na Cham. Pendant trois jours, ils luttèrent farouchement contre une nature hostile et les forces viet qui leur barraient la route. Ils furent finalement décimés et seuls quelques isolés échappèrent à la mort ou à la capture. Quatorze hommes du 3e BCCP réussirent à franchir les lignes ennemies.

Conclusion

Ce qui a particulièrement marqué les participants lors de cette discussion, c’est l’attitude de Robert Schuermans. Par ses actions, il a fait preuve d’un grand courage et d’une grande sérénité face aux événements. Comme beaucoup, il évoque ces souvenirs avec humour, dissimulant peut-être ses blessures intérieures. Toutefois, aucune haine n’a été ressentie vis-à-vis du pays, qu’il semble apprécier profondément.

Nous remercions chaleureusement Monsieur Schuermans pour son accueil et pour avoir partagé avec nous ces précieux souvenirs.

1 HTTPS://WWW.OFFICIERUNJOUR.NET

2 HTTPS://WWW.OFFICIERUNJOUR.NET

3 Histoire de la compagnie de renfort du 1er B.E.P par le Lieutenant Loth « Képi Blanc »

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Décès du Contrôleur général des armées Jacques Bonnetête : le 15 janvier 2026, une grande figure de l’ANAPI nous a quittés

Allocution prononcée par le général de corps d’armée Christophe de SAINT CHAMAS,

Gouverneur des Invalides, le mardi 27 janvier 2026 à l’Hôtel National des Invalides à l’occasion de la cérémonie d’adieu au Contrôleur Général des Armées Jacques BONNETÊTE décédé le 15 janvier 2026.

Contrôleur Général des Armées Jacques BONNETÊTE, les Armées françaises vous rendent les honneurs qui vous reviennent, et l’Institution Nationale des Invalides, cette famille des pensionnaires que vous aviez rejointe en juin 2023 et que vous quittez dans votre 95e année, vous dit adieu. C’est une vive émotion que nous ressentons, alors que nous sommes rassemblés aujourd’hui au coeur de l’Hôtel National des Invalides, panthéon des gloires militaires et maison des pensionnaires, dans cette cathédrale du diocèse aux armées, église des soldats et chapelle des pensionnaires.

Il me revient l’honneur d’être l’interprète de tous ceux qui sont venus aujourd’hui, vos frères d’arme, la légion étrangère, tous les contrôleurs que vous avez côtoyés et édifié, vos amis, votre famille, les pensionnaires et soignants de l’Institution qui vous ont soigné, accompagné, entouré et apprécié depuis votre arrivée aux Invalides, pour vous exprimer toute notre considération et notre profonde affection.

Jacques BONNETÊTE, vous êtes né le 7 novembre 1931 à Beyrouth. Votre père, membre

de la banque Indo-Suez enchaîne les affectations coloniales. Vous passez votre enfance au Liban et en Syrie, alors administrés par la France dans le cadre d’une mandature de la Société des Nations. Puis, vous découvrez Paris. Mais l’occupation allemande pousse votre famille à l’exil dans la région de Clermont Ferrand, région à laquelle vous resterez toujours attaché.

Après-guerre, vous obtenez une licence en droit et en sciences de l’éducation puis une

maîtrise de Droit Public. En avril 1952, vous êtes appelé à vos obligations militaires et rejoignez le 3e régiment d’infanterie coloniale en région parisienne. Vos aptitudes et votre niveau d’études vous permettent d’être sélectionné pour devenir officier sur titre. Vous êtes admis à suivre les cours de formation des élèves officier de réserve à l’école d’application de Saint Maixent et choisissez de servir dans les rangs de la Légion Etrangère.

Nommé aspirant de réserve, vous rejoignez en octobre 1952, le 1er régiment étranger d’infanterie à Sidi Bel Abbès en Algérie, puis sa 4e compagnie stationnée à Saïda. Vous demandez alors à servir en Extrême-Orient pour y achever le temps de vos obligations légales d’officier de réserve. Une aventure extraordinaire débute alors, au-delà de vos espérances et de votre imagination. Nommé sous-lieutenant, vous débarquez en Indochine le 4 avril 1953 et êtes affecté à la 6e compagnie du 3e régiment étranger d’infanterie. Chef de section, vous y découvrez la guerre que mènent les légionnaires depuis de longues années déjà. Votre unité est engagée au Nord Laos.

Vous vous distinguez d’emblée au combat à la tête de vos hommes que vous commandez par le courage et l’exemple, à défaut d’expérience. Votre audace et votre cran sont remarqués. Entrainant vos hommes, vous multipliez les opérations à leur tête et vous vous distinguez le 4 janvier 1954, où vous évitez une embuscade qui vous est tendue en infligeant de sévères pertes à l’ennemi.

Mais le 31 janvier, votre section est fortement accrochée par un adversaire redoutable qui finit par vous encercler. Résistant avec acharnement contre un ennemi supérieur en nombre, vous lui infligez de lourdes pertes. Mais vous êtes finalement submergés.

Vous êtes porté disparu dans la mêlée, présumé prisonnier. Vous subissez alors la captivité et le dur sort que le vietminh fait subir à ses prisonniers. Cette expérience vous marque à jamais. Affaibli et malade, vous êtes libéré le 2 septembre 1954, alors que les accords de Genève ont mis un terme à la guerre d’Indochine. Votre attitude au combat et votre vaillance sont récompensées par l’attribution de la croix de guerre des théâtres d’opération extérieure avec une élogieuse citation à l’ordre de l’Armée.

Vous retrouvez la France le 13 octobre 1954. Après une période de convalescence et de congés. Promu au grade de lieutenant, vous retrouvez le 3e Etranger en Algérie en mars 55.

Chef de section à la 7e compagnie, vous êtes engagé avec votre unité dans toutes les opérations de sécurité et de maintien de l’ordre. Les rencontres avec l’adversaire sont violentes et les combats sont âpres. Vous êtes blessé au bras droit par éclats au cours de ces affrontements en septembre 1957.

Toujours volontaire, votre conduite au combat vous vaut l’attribution de la croix de la valeur militaire à deux reprises : vous êtes cité à l’ordre de la brigade en janvier 1956 et à l’ordre de la division en octobre 57.

L’exemplarité de votre comportement, votre allant et votre sangfroid, autant que votre sens de la manoeuvre et du terrain sont mis en avant.

Vous quittez la Légion et l’Afrique du Nord pour une affectation au sein des Forces Françaises en Allemagne et rejoignez Outre-Rhin en décembre 1957, le centre d’instruction du 24e bataillon de chasseurs portés.

Fort de l’expérience acquise au combat, vous y formez avec une autorité naturelle les jeunes appelés du contingent.

Mais l’appel de l’aventure est plus fort : vous souhaitez retrouver le « baroud » et vos légionnaires. Vous rejoignez de nouveau l’Algérie en septembre 1959. Au sein de la 3e compagnie portée du 4e régiment étranger d’infanterie, vous êtes d’emblée engagé le long de la frontière algéro-tunisienne.

Vous vous distinguez encore au combat et êtes de nouveau cité à l’ordre de la division en janvier 1960, lors d’un assaut à la tête de vos légionnaires. Il vous conduit au corps à corps.

Vous quittez vos hommes en juin, le temps d’un détachement à l’état-major et de passer quelques examens, puis retrouvez le 4e Etranger en juillet 1961 pour y prendre le commandement par intérim, de la 2e compagnie portée. Vous conduisez votre unité au feu le long du barrage, la ligne Morice, qui court le long de la frontière tunisienne, refoulant les rebelles de l’autre côté ou en établissant des dispositifs d’embuscade efficaces, infligeant des pertes à votre adversaire.

Votre conduite vous vaut d’être de nouveau cité à deux reprises, à l’ordre de la division et à l’ordre de la brigade. Vous achevez ainsi votre temps en Algérie en mai 1962, peu après les accords d’Evian.

Cité au combat à 5 reprises, vous êtes fait chevalier de la Légion d’honneur.

Ayant rejoint l’école militaire de Strasbourg, vous concourrez pour l’admission à l’école d’état-major. Promu capitaine en avril 1963, vous prenez le commandement d’une compagnie d’élèves en octobre de la même année.

Vos qualités de pédagogue et votre charisme sont reconnus par tous.

En septembre 66, vous intégrez à Strasbourg toujours, les cours de l’enseignement militaire supérieur scientifique.

Vous obtenez le diplôme technique en avril 68 et êtes diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg avant d’être affecté au groupement des services des écoles de l’enseignement militaire supérieur à Paris en juillet.

Vous obtenez le brevet technique puis êtes affecté à l’état-major de l’armée de terre en janvier 1970. Promu au grade de chef de bataillon en juillet 71, vous rejoignez le cours supérieur inter-armée en septembre après une brillante scolarité à l’enseignement militaire supérieur.

Vous entamez dès lors une seconde partie de carrière en étant admis sur concours dans le corps du contrôle général des armées avec le grade de contrôleur adjoint en juin 1972. Promu contrôleur des armées le 1er juin 1974, vous êtes affecté de 1975 à 1982, dans les différents départements de contrôle : d’abord celui des corps de troupes ; puis celui des organismes constitutifs des forces.

Enfin, dans celui des missions et des affaires générales. Vous retrouvez le département de contrôle des organismes constitutifs des forces en septembre 1982 avant d’être nommé contrôleur général des armées le 1er décembre. Après avoir assuré des missions traditionnelles de contrôle, vous traitez des sujets liés à l’habillement et à l’alimentation des militaires, dont de larges progrès dans ces domaines primordiaux ont pu aboutir.

Puis vous êtes chargé auprès du ministre de la Défense, de la mission « économies d’énergie » puis de l’inspection des « installations classées pour la protection de l’environnement ». Enfin, le 1er février 1989, vous êtes nommé secrétaire général du conseil supérieur de la fonction militaire.

Vous y êtes notamment chargé de la réforme de cette grande instance de concertation indispensable au bon fonctionnement de l’Institution militaire.

Vos travaux sont remarqués et unanimement respectés. Votre parole est attentivement écoutée et vos propositions très souvent reprises par les différents états-majors.

Vous recevez les éloges des ministres successifs.

Après une riche carrière de 43 années dédiées au service de la France, vous êtes admis le 8 novembre 1995, dans la deuxième section du cadre des contrôleurs généraux des armées.

Quel extraordinaire parcours de soldat, de combattant.

Quel parcours militaire édifiant, d’homme d’honneur et de devoir, grand serviteur de l’Etat, simple marsouin, officier de Légion au combat, contrôleur général des Armées.

La bienveillance, la générosité et l’humanité figurent parmi les principaux traits de votre caractère.

Retraité actif, vous vous adonnez à vos passions, notamment la marche à pied et le chant,

par goût pour la musique classique et l’opéra. En juin 2000, vous prenez la présidence de

l’Association Nationale des Anciens Prisonniers et Internés d’Indochine.

Vous vous attachez durant plus de vingt années, à positionner l’ANAPI au premier plan auprès des hautes autorités et du monde combattant, cherchant toujours à perpétuer le souvenir des anciens prisonniers et à défendre leurs intérêts.

En parallèle, au cours de l’année 2008, vous devenez également président du Comité National d’Entente Indochine – Missions Extérieures.

Lorsque vous quittez l’ANAPI, en avril 2021 vous avez mené de nombreux travaux, notamment, sur l’extension du statut juridique de prisonnier du Vietminh et sur leurs pensions.

Devenu veuf en 2022, invalide à 85 pour 100 pour maladie contractée pendant votre captivité, vous rejoignez l’Institution Nationale des Invalides en juin 2023.

Vous allez y devenir une belle figure des Pensionnaires.

Vous siégez à la table des officiers généraux de la salle à manger de Galbert, bien connue pour sa bonne humeur et ses bons mots.

L’on vous voit aux activités, toujours souriant, toujours attentionné à l’autre, empli d’optimisme et de résilience, qualités intrinsèques qui vous auront sans doute aidé plus jeune, à surmonter l’épreuve de la captivité dans les camps vietminh.

Vous faites aussi preuve d’une profonde modestie et d’une grande discrétion.

Contrôleur Général des Armées Jacques BONNETÊTE, vous êtes Grand Officier de la Légion d’honneur, décoré de la croix de croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec une citation à l’ordre de l’armée, de la croix de la valeur militaire avec cinq citations, 3 à l’ordre de la division et 2 à l’ordre de la brigade, chevalier des Palmes Académiques, titulaire de la croix du combattant, de la Médaille coloniale avec agrafe « Extrême-Orient », de la Médaille du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, de la Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord avec agrafe « Algérie », de la médaille des blessés militaires.

Nous associons dans nos pensées votre épouse, Marie-Claire. A vos six enfants, Pascale,

Michel, Laurent, Lionel (décédé en 1999), Damien et Benoit, à votre compagne Liliane

quotidiennement à vos côtés ces dernières années, à vos 12 petits-enfants et 5 arrières petitsenfants, j’adresse au nom du président de la République, protecteur tutélaire des pensionnaires, en mon nom personnel, au nom du directeur de l’Institution Nationale des Invalides, du corps du Contrôle général des armées, de la légion étrangère, de l’ANAPI, de tout le personnel soignant qui a pris soin de vous et vous a accompagné avec tant de délicatesse, au nom des bénévoles qui oeuvrent quotidiennement au sein de l’Institution, et surtout, au nom de tous les Pensionnaires, dont ceux de la garde à l’étendard successeurs de vos frères d’arme en Indochine et en Algérie, nos plus vives et nos plus sincères condoléances.

C’est pour vous Jacques qu’aujourd’hui, le drapeau qui flotte au-dessus de la cour d’honneur est en berne, rappelant ainsi à tous les Parisiens que l’hôtel national des Invalides dit adieu à l’un de ses pensionnaires.

Général de corps d’armée Christophe de SAINT CHAMAS

Gouverneur des Invalides

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Mémoire et liberté : Une initiative citoyenne pour le retrait du buste d’Ho Chi Minh

Entretien avec Mme Ngoc Chau Carole Van huynh.


Savez-vous qu’en France nous avons encore une statue d’un ami de Staline ? Oui, la statue d’Ho Chi Minh au parc Montreau de Montreuil sous-bois (93).

Connaissez-vous le nom d’un criminel qui a contribué à la mort de dizaines de milliers de civils (y compris des enfants) et de soldats français dans les camps de la mort du Vietminh ? C’est Ho Chi Minh qui a encore sa statue à Montreuil.

Connaissez-vous un parc en France dans lequel on honore encore un des pires criminels communistes de l’Histoire ? Oui, le parc Montreau de Montreuil sous-bois.

Une femme courageuse s’est levée pour briser le silence, dénoncer cette infamie et demander le retrait de cette statue de la honte. C’est Carole Van Huyn, présidente du collectif « Hommage au drapeau jaune de la République du Sud-Vietnam. »

L’ANAPI qui a décidé de soutenir sans réserve son initiative a décidé de lui donner la parole.

 

Messe du souvenir de l’ANAPI aux Invalides le 15 décembre 2025

1/ Qui êtes-vous Madame Van Huynh ? Quelle est votre histoire ?

Je m’appelle Ngoc Chau Carole Van Huynh. Mon histoire est celle d’une enfant de l’exil vietnamien, marquée à jamais par la chute de Saigon en 1975. Ce jour-là, le régime communiste a confisqué tous les biens de ma famille. En quelques semaines, nous avons tout perdu : notre maison, nos ressources, notre sécurité. Nous nous sommes retrouvés plongés dans la pauvreté la plus totale, sans abri, sans protection, sans avenir.

 

Désignée comme issue d’une famille considérée « capitaliste », j’ai été contrainte d’abandonner l’école très tôt. Mon enfance a été brisée par la peur, l’injustice et la répression. Comme tant d’autres familles vietnamiennes après 1975, la nôtre n’a eu d’autre choix que de tenter la fuite pour survivre et préserver sa dignité.

 

Très jeune, j’ai connu la prison. À l’âge de 12 ans, après l’échec d’une tentative de fuite par bateau organisée par mes parents en 1976, j’ai été incarcérée. Cette expérience a marqué à jamais mon regard d’enfant. Pour aider ma famille à survivre, j’ai ensuite vendu des cigarettes, des objets et des billets de tombola dans la rue. Mon enfance s’est transformée en lutte quotidienne pour rester debout.

 

Lorsque je suis arrivée en France en 1979, je portais en moi les blessures de l’exil, mais aussi une détermination farouche. Il m’a fallu tout apprendre, tout reconstruire, en partant de rien. Très jeune, j’ai travaillé comme garde d’enfants et femme de ménage afin de pouvoir étudier et avancer. Chaque pas était un combat, chaque réussite une victoire sur le passé.

 

Mon histoire est indissociable de celle des réfugiés vietnamiens. Elle appartient à une mémoire collective trop souvent ignorée, parfois niée. Témoigner est devenu une nécessité vitale : pour ceux qui ont disparu en mer, pour ceux qui ont souffert en silence, pour ceux dont la voix a été étouffée.

 

Aujourd’hui, mon combat est un combat de mémoire, de justice et de transmission. Il est dédié à toutes les victimes du communisme vietnamien et à leurs descendants. Il rappelle que la liberté a un prix, que l’oubli est une seconde mort, et que la dignité humaine doit toujours être défendue. C’est cet héritage, douloureux mais profondément humain, que je porte avec respect, courage et responsabilité.

 

 

2/ Pouvez-vous présenter votre association et ses buts ?

L’association Vinh Danh Cờ Vàng Việt Nam Cộng Hòa Âu Châu (Hommage au drapeau jaune de République du Vietnam), que j’ai l’honneur de présider, est une association régie par la loi du 1er juillet 1901.

 

Elle est née d’un devoir : rendre hommage au drapeau jaune de la République du Vietnam, symbole de liberté, de dignité et de résistance face au totalitarisme. Ce drapeau incarne l’histoire, les sacrifices et l’espérance de millions de Vietnamiens contraints à l’exil après 1975.

 

À travers cet hommage, notre association œuvre à préserver la mémoire de la République du Vietnam et de toutes les victimes du régime communiste. Elle s’engage à transmettre cette histoire et ces valeurs aux jeunes générations nées en France et en Europe, afin que cette mémoire ne s’éteigne pas et que la vérité demeure.

 

Nous œuvrons également à faire vivre la culture vietnamienne, dans le respect de ses traditions, de sa langue et de son héritage, car une culture préservée est une identité qui résiste.

 

Enfin, notre association porte un message universel. Elle défend les idéaux de liberté, de démocratie et de droits humains, et soutient toutes celles et ceux qui, au Vietnam et ailleurs, luttent pacifiquement pour ces valeurs ou sont victimes de régimes totalitaires.

 

En honorant le drapeau jaune aujourd’hui, nous ne regardons pas seulement le passé. Nous affirmons une mémoire vivante, une transmission, et un engagement pour l’avenir. Car se souvenir, c’est résister. Et transmettre, c’est espérer.

 

3/ Comment avez-vous découvert que la municipalité de Montreuil (93) avait érigé une statue d’Ho Chi Minh ?

J’ai découvert l’existence de la statue d’Ho Chi Minh à Montreuil (93) en Août 2025, lors des échanges avec mes compatriotes, notamment à l’occasion de l’installation d’une stèle en hommage aux victimes des régimes communistes, mise en place par le maire de Saint-Raphaël (59).

 

Mes compatriotes m’ont racontée que des manifestations pour le retrait de ce buste avaient déjà commencé il y a près de 20 ans.

À cette époque, un homme âgé de 75 ans avait même tenté de le casser, mais sans succès, car il ne connaissait pas les procédures administratives.

Un collectif vietnamien a ensuite multiplié les démarches auprès de la municipalité en 2015, mais celles-ci sont restées sans réponse positive.

 

Cette histoire illustre la détermination de notre communauté à défendre la mémoire et la dignité des victimes du communisme, ainsi que les obstacles rencontrés lorsqu’il s’agit de contester officiellement ce type d’installation dans l’espace public.

 

4/ Savez-vous pourquoi cette municipalité a tenu à honorer tout particulièrement ce tyran communiste ?

La municipalité de Montreuil, dirigée par un maire communiste, justifie le maintien et l’hommage au buste de Ho Chi Minh par des considérations diplomatiques et patrimoniales. Cependant, derrière ce langage officiel se révèle une complaisance claire avec le régime communiste vietnamien. En affirmant que le buste « n’a jusqu’à présent suscité aucune difficulté particulière » et qu’il symbolise la relation amicale avec le Vietnam, le maire privilégie la protection de l’image d’un dictateur responsable de massacres, d’exactions et de répressions, au détriment de la mémoire historique et des victimes.

 

L’argument selon lequel retirer le buste serait « un geste discourtois » vis-à-vis de l’État vietnamien montre que la diplomatie prime sur la vérité historique. La « signification symbolique » vantée pour la communauté vietnamienne et les institutions officielles n’est qu’un prétexte pour masquer l’évidence : le maire, par ses choix, entretient un lien de collusion symbolique avec un régime totalitaire.

 

Enfin, en présentant le buste comme « élément du patrimoine historique », la municipalité et son maire communiste cherchent à normaliser la glorification d’un tyran, banalisant ainsi les crimes du communisme. Derrière un discours policé et officiel, se cache une stratégie politique claire : protéger les intérêts diplomatiques et idéologiques du régime communiste vietnamien, même au prix de la justice morale et du respect de la mémoire des victimes.

 

5/ Que représente ce personnage pour vous ? Après tout n’est-il pas le Héros de l’indépendance du Vietnam ?

Pour moi, Ho Chi Minh n’est pas un héros, mais un dictateur responsable de crimes massifs contre son propre peuple, et dont les idées continuent de peser sur le Vietnam aujourd’hui. Même si certains le présentent comme le « Père de l’indépendance » pour son rôle contre la colonisation française, cette indépendance s’est construite au prix de purges, de famines, de déplacements forcés et de répressions systématiques.

 

Voici un résumé chronologique des faits :

 

1945-1946 : Mise en place de la répression politique contre les opposants, intellectuels et anciens collaborateurs du régime colonial. Arrestations, exécutions et purges dès les premiers mois.

 

1945-1954 : Collectivisation forcée et famines dans le Nord-Vietnam, entraînant la mort de centaines de milliers de personnes.

 

1954-1975 : Guerre du Vietnam, poursuite des « rééducations » et répression contre toute opposition dans le Sud, déplacements forcés et violences contre les civils.

 

Tout au long de son régime : Censure, surveillance, dénonciations obligatoires et contrôle total de la société, supprimant toute liberté et toute contestation.

 

Mais ce n’est pas seulement son passé qui est en cause. Les idées et méthodes communistes qu’il a instaurées — contrôle centralisé, répression de l’opposition, glorification de l’État au détriment des individus — perdurent encore aujourd’hui au Vietnam. Ho Chi Minh est donc responsable non seulement de la terreur qu’il a directement exercée, mais aussi de la continuité d’un système autoritaire et oppressif qui continue de restreindre les libertés et de punir toute dissidence.

 

En résumé, l’indépendance que Ho Chi Minh a contribué à obtenir ne peut justifier ses crimes, et glorifier sa figure revient à oublier des millions de victimes et à cautionner un régime totalitaire dont les effets se font sentir encore aujourd’hui.

 

6/ Vous vous battez pour que cette statue soit retirée du parc Montreau situé à Montreuil. Quels modes d’action avez-vous choisi pour cela ?

Pour obtenir le retrait du buste de Ho Chi Minh au parc Montreau, j’ai choisi des modes d’action pacifiques et citoyens.

Nous avons d’abord sollicité l’attention du maire à travers des lettres et demandes d’audience, en exposant nos arguments historiques et moraux.

Suite aux nombreux refus, nous avons lancé une pétition pour mobiliser les habitants de Montreuil et montrer au maire que notre demande repose sur un large soutien populaire.

 

Nous recherchons également des soutiens auprès d’associations, de membres de la communauté vietnamienne attachés à la mémoire des victimes du communisme, ainsi que d’élus sensibles à notre démarche.

 

Pour renforcer l’impact de notre action, nous médiatisons nos initiatives : articles, réseaux sociaux et événements publics afin de sensibiliser l’opinion et de créer une pression citoyenne pacifique. Nous mobilisons ainsi tous les moyens légaux et constructifs à notre disposition — information, sensibilisation et dialogue — pour convaincre la municipalité de retirer ce buste qui glorifie un tyran.

 

7/ Comment les élus en place appréhendent-ils votre action ?

Jusqu’à présent, les élus en place se montrent peu réceptifs à notre démarche. Le maire et son cabinet sont restés largement silencieux, à l’exception de la réponse du directeur de cabinet lors de ma demande de prise de parole au conseil municipal du 3 décembre. Ce dernier a avancé des arguments diplomatiques et patrimoniaux, refusant de remettre en cause la présence du buste. Leur position révèle qu’ils privilégient les relations avec le régime communiste vietnamien et la « signification symbolique » du buste, plutôt que d’écouter les citoyens et de respecter la mémoire des victimes.

 

Cela ne nous décourage pas : nous poursuivons nos efforts pour informer, mobiliser et sensibiliser l’opinion publique, afin que notre action pacifique et légitime soit enfin entendue.

 

8/ Le 6 décembre dernier, avec votre collectif, vous étiez dans les rues de Montreuil pour avertir la population de ce scandale. Comment les citoyens de la commune vous ont-ils accueilli ?

Le 6 décembre dernier, lors de notre action dans les rues de Montreuil, nous avons informé les habitants de la présence du buste de Ho Chi Minh au parc Montreau et expliqué pourquoi sa glorification est inacceptable au regard de l’histoire et des victimes du communisme. L’accueil a été très positif : en seulement une heure, nous avons recueilli plus de 150 signatures pour notre pétition.

 

De nombreux habitants ont posé des questions précises, partagé leurs connaissances ou leur indignation, et certains nous ont demandé comment soutenir davantage notre démarche. Plusieurs passants ont pris des tracts et pétition pour les diffuser autour d’eux. Cet engagement concret de la population montre que notre action résonne profondément dans la commune et nous encourage à poursuivre nos initiatives pacifiques et citoyennes.

 

9/ Quels sont vos soutiens dans cette affaire ?

Nous bénéficions du soutien de Vietnamiens du monde entier, de tous horizons, ainsi que des associations vietnamiennes en France et à l’étranger. À cela s’ajoutent nos amis et connaissances français, sensibles à notre démarche et à la mémoire des victimes du communisme. Tous partagent notre volonté de ne pas glorifier un tyran et de défendre la vérité historique.

 

Pour organiser et coordonner notre action, nous avons créé une page Facebook « Collectif Montreau Libre », qui nous permet de communiquer, sensibiliser le public et mobiliser un maximum de sympathisants autour de cette cause pacifique et citoyenne.

 

10/ Hormis signer la pétition et la faire circuler sans réserve, comment peut-on concrètement vous aider ?

Hormis signer la pétition et la faire circuler, chacun peut nous aider de plusieurs façons concrètes :

 

-Informer et sensibiliser autour de soi : parler de notre action à ses proches, amis et voisins pour élargir le soutien.

 

-Participer aux actions pacifiques avec nous : distribution de tracts, manifestations citoyennes et présence lors d’événements pour montrer l’unité du collectif.

 

-Diffuser nos communications : partager nos publications sur la page Facebook « Collectif Montreau Libre » pour toucher un public plus large.

 

-Apporter des compétences intellectuelles et scientifiques : nous recherchons des historiens français pour documenter la vie de Ho Chi Minh et solliciter des organismes comme l’UNESCO afin de dénoncer les informations erronées figurant sur la plaque du buste (mentionnant Ho Chi Minh comme « Président, Héros de la libération nationale et éminent homme de la culture du Vietnam » – Résolution de l’UNESCO de 1987).

 

-Aide juridique : des avocats peuvent nous conseiller et accompagner dans nos démarches légales. Nous souhaitons écrire aux autorités administratives et aux instances publiques pour signaler la situation et demander un examen officiel, afin de faire valoir la mémoire des victimes et garantir le respect de la loi.

 

Chaque action, qu’elle soit citoyenne, scientifique ou juridique, contribue à faire pression pacifiquement et légitimement sur la municipalité pour obtenir le retrait de ce buste et rétablir la vérité historique.

 

11/  Si la pétition n’aboutit pas, jusqu’où seriez-vous prêts à aller ?

Si la pétition n’aboutit pas, nous avons prévu un plan d’action structuré et pacifique pour continuer à faire pression sur la municipalité et obtenir le retrait du buste :

 

a) Actions citoyennes et de sensibilisation : informer et mobiliser les habitants de Montreuil et le grand public par des conférences, tables rondes, vidéos pédagogiques, et rencontrer les élus pour présenter nos arguments.

 

b) Soutien scientifique et historique : collaborer avec des historiens, chercheurs et journalistes pour documenter la vie de Ho Chi Minh et contester les fausses informations sur la plaque du buste, en préparant des rapports officiels et expertises académiques.

 

c) Actions légales et institutionnelles : déposer des plaintes auprès de la préfecture, puis saisir le tribunal compétent si nécessaire, et contacter des instances administratives et organismes internationaux comme l’UNESCO pour dénoncer les mensonges et faire valoir la mémoire des victimes.

 

d) Mobilisation et réseau : étendre le réseau de soutiens (Vietnamiens du monde entier, associations, amis et sympathisants français) et organiser des événements publics symboliques (marches pacifiques, expositions, distribution de tracts), en renforçant la communication via notre page Facebook « Collectif Montreau Libre ».

 

12/ L’ANAPI qui a été fondée par d’anciens prisonniers civils et militaires du Vietminh a choisi de se joindre à vous dans ce combat qui est aussi le nôtre. Nous dérober dans cette affaire serait faire offense à nos morts, nous parjurer et manquer à notre honneur. Qu’attendez-vous plus particulièrement de notre association dont les 5 membres d’Honneur sont tous des Vietnamiens ayant servi dans l’armée française et/ou dans celle du Sud-Vietnam, 3 d’entre eux ayant eux-mêmes connu les geôles viets ?

La présence et le soutien de l’ANAPI dans ce combat ont pour nous une valeur morale et historique essentielle. Votre association incarne la mémoire vivante des victimes du Vietminh et du communisme, celles et ceux qui ont connu les prisons, la torture, l’humiliation et parfois la mort. Votre soutien donne à notre action une légitimité incontestable.

 

Ce que nous attendons plus particulièrement de l’ANAPI, c’est avant tout son témoignage, sa parole d’autorité morale et sa capacité à rappeler publiquement que Ho Chi Minh n’est pas un héros, mais le fondateur d’un régime responsable de crimes contre des civils et des militaires, dont beaucoup ont servi la France ou le Sud-Vietnam avec honneur.

 

Nous comptons également sur l’ANAPI pour :

-Porter la mémoire des anciens prisonniers et des morts lors de la guerre d’Indochine,  afin qu’ils ne soient ni oubliés ni trahis.

 

-Soutenir nos démarches institutionnelles et juridiques, en apportant son poids historique et associatif face aux autorités.

 

-Interpeller l’opinion publique et les élus, en rappelant que maintenir ce buste revient à faire offense aux victimes et à leurs familles.

 

-Agir comme une conscience morale, rappelant que renoncer ou se taire serait, comme vous l’exprimez, un reniement, un parjure et une atteinte à l’honneur.

 

Votre engagement à nos côtés transforme ce combat citoyen en un devoir de mémoire, et nous mesurons pleinement la responsabilité que cela implique. Ensemble, nous défendons non seulement une vérité historique, mais aussi l’honneur de ceux qui ont souffert et résisté.

Devant la Maire de Montreuil le 6 décembre 2025 collecte de signatures et distribution de tracts aux habitants
Défilé dans le 13ème arrondissement de Paris pour commémorer les 50 ans d’exil des réfugiés Vietnamiens de France

 

Marche internationale de 4 jours de Nimègue (Hollande)
La chorale – Concert destiné à réunir les Vietnamiens et les jeunes de la deuxième génération en France

 

La chorale – Concert destiné à réunir les Vietnamiens et les jeunes de la deuxième génération en France

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Mémoire et liberté : Une initiative citoyenne pour le retrait du buste d’Ho Chi Minh Lire la suite »

Pétition visant à faire retirer un buste d’Ho CHI MINH qui trône dans un parc de Montreuil

Vous ne le savez peut-être pas, mais dans un parc municipal de la ville de Montreuil sous-bois (93) trône un buste du tyran communiste Ho Chi Minh dont nos anciens (civils et militaires) ont pu gouter la « clémence » dans les camps de rééducation vietminh : 72% de mortalité chez les seuls prisonniers de Dien Bien Phu ! Ces camps ont abrité des centaines de milliers de nos camarades vietnamiens de l’héroïque armée du Sud-Vietnam après la tragédie d’avril 1975. Des camps qui existent peut-être encore en 2025 pour les opposants au régime…

Ce buste régulièrement honoré par les édiles municipales locales mais aussi par des délégations d’Hanoi en visite en France est une insulte à la mémoire des prisonniers français et de leurs frères d’arme vietnamiens !

Un collectif d’amis vietnamiens courageux rencontré lors de notre messe aux Invalides le 15 novembre dernier fait actuellement circuler une pétition. Samedi 6 décembre, ils étaient dans les rues de Montreuil pour alerter la population locale et demander le retrait de ce buste de l’infamie. Il est de notre honneur d’être à leurs cotés pour relayer cette initiative et de recueillir le maximum de signatures parmi nos adhérents, sympathisants, réseaux amis…Notre Président le Général Philippe de Maleissye a donné son accord pour que l’ANAPI relaie massivement cette initiative.

Nous comptons sur l’engagement massif de vous tous pour recueillir le maximum de signatures. N’hésitez-pas à solliciter nos officiers, élus…

Eric FORNAL – SG ANAPI

Lien vers la pétition : https://c.org/XGPxcTGNc2

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Appel aux dons aménagement d’un jardin exotique autour du monument ANAPI (phase II)

En 2024, grâce à vos dons, l’Association Nationale des Anciens Prisonniers Internés Déportés d’Indochine a pu ériger un monument dédié aux prisonniers du ViêtMinh, civils et militaires, morts en captivité entre 1946 et 1954.

L’inauguration de ce monument à Morsang-sur-Orge (91) le 04 octobre 2024 a marqué l’épilogue de cette première étape.

L’année 2025 a vu le lancement de la phase II de ce projet visant à aménager l’environnement immédiat du monument en jardin d’inspiration asiatique, un lieu de réflexion et de Paix.

Outre l’embellissement du site, l’ANAPI espère que la curiosité amènera un nouveau public à fréquenter le parc en dehors des commémorations et, par la même occasion, découvrir la tragédie qui s’est jouée lors de cette dramatique captivité.

Ce projet, coordonné par l’ANAPI, a été conçu bénévolement par Marya Veligzhanina, (maryavelighzanina@gmail.com), designeuse d’espace diplômée de l’ENSAAMA (Olivier de Serres) & en formation de paysagiste conceptrice à l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage de Versailles et Flavian Tracol (flavian.tracol@gmail.com), designer indépendant & étudiant chercheur en Master design produit à l’ENSAAMA (Olivier de Serres).

Il s’appuiera sur les savoir-faire des services techniques de la ville de Morsang mais également sur les compétences professionnelles développées au sein de l’Etablissement Régional d’Enseignement Adapté (EREA) d’Ollainvile (91). Cet établissement accueille des élèves en grande difficulté scolaire ou sociale ou rencontrant des difficultés liées à une situation de handicap.

Outre la visée mémorielle, ce projet s’inscrit donc également dans le domaine social en offrant aux apprentissages enseignés par l’EREA une mise en œuvre concrète (jardinierpaysagiste, maçon, menuisier, métallier).

L’ANAPI est dès maintenant à la recherche d’un financement pour lancer cette nouvelle phase dont le coût global est estimé à 25 000 euros.

A cet effet, l’ANAPI compte pouvoir s’appuyer sur une subvention de la région Ile de France (8ème Edition du budget participatif écologique et solidaire de la région IDF), sur le mécénat et, à nouveau, sur votre générosité au travers de dons.

L’ANAPI étant reconnue d’intérêt général, conformément à l’article 200 du code des impôts, vos dons ouvrent donc droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66% de leur montant.

Sur demande et après transmission de vos coordonnées, un reçu fiscal vous sera délivré par courriel à cette adresse email : clement.lombart@gmail.com

Par ailleurs, une borne interactive (Phase III), outre les rappels historiques et la chronologie du projet, mentionnera la liste des donateurs et des associations ayant permis la réalisation des phases I et II.

L’ANAPI est dès à présent en mesure de recevoir vos dons.

A cet effet, vous pouvez adresser vos chèques libellés à l’ordre de : ANAPI, à l’adresse suivante :
ANAPI, 16/18 Place DUPLEIX, 75015 PARIS

_____________________________

Ou par virement bancaire 

 

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Nos sincères remerciements à tous nos donateurs pour le projet de jardin exotique autour du Monument ANAPI

5 juin 2025 GNIEWEK Doïna 75019 -Paris
27 septembre 2025 ANAPI

Sud-Ouest

31600 – Muret
11 octobre 2025 PAGODE Khanh Anh 91000 – Evry
13 octobre 2025 FNAOM 92500 – Rueil-Malmaison
26 novembre 2025 DOP Eric 24140 – Maurens
27 novembre 2025 SCHILARDI William  75015 – Paris
10 décembre 2025 VIRAPIN CAROUSIN Richella 75015 – Paris
15 décembre 2025 SECOURS de FRANCE  92200 – Neuilly sur Seine
24 décembre 2025 Association Vert et Rouge 75007 – Paris
7 janvier 2026 BOUCHEND’HOMME Bertrand 91000 – Gif sur Yvette
20 février 2026 Bleuet de France 75015 – Paris
12 mars 2026 Fédération Maginot 75015 – Paris
23 mars 2026 SECHEPPA Charles 91200 – Bretigny-sur-Orge
23 mars 2026 Les Gueules Cassées 75008 – Paris

 

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Messe du souvenir aux Invalides (15 novembre 2025) Homélie du Chanoine Emmanuel Duché, Recteur de la cathédrale Saint Louis des Invalides

Messe A.N.A.P.I. Saint Louis des Invalides le samedi 15 novembre 2025

Nous voici rassemblés ce matin pour faire mémoire de nos camarades tombés en terre d’Indochine,
victimes du devoir. Nous pensons à leurs familles qui porteront longtemps un deuil profond dans le
silence et la dignité.

Et pourtant gardons-nous d’un regain de nostalgie, nécessairement stérile et mortifère, car à ce sujet
Notre Seigneur nous adresse des propos très clairs : « celui qui met la main à la charrue et regarde en
arrière n’est pas fait pour le Royaume des Cieux ».

Ces soldats d’Extrême Orient portèrent haut et loin les idéaux de la Patrie, ces valeurs de justice, de
fraternité, et de paix. Nous leur devons ce que nous sommes.
Leur sacrifice nous rappelle que la liberté ne sera jamais un don de la nature ni un privilège du destin,
mais le fruit d’un combat, un combat qu’il nous faudra mener jusqu’à la fin des temps.

Dans ce climat abject de détestation de la France, nous nous souvenons du symbole qu’incarne notre
drapeau, bien que les interprétations soient multiples et souvent pertinentes. Le bleu ferait
référence aux armées de Clovis, premier roi des Francs, et le rouge symbolise le sang des martyrs,
des soldats tombés au champ d’honneur, le blanc restant signe de pureté.
Mais une image n’a de valeur et de sens que si elle s’incarne dans la vie.

Alors il nous est confié une mission et c’est celle de poursuivre la lutte, car la défaite n’appartient
qu’à ceux qui abdiquent devant l’adversaire.
Cette parabole du juge inique et de la veuve inopportune qui nous a été partagée nous incite à la
vigilance et à la ténacité car il nous reste des raisons de croire et d’espérer.

Oui pour que la France reste la France il faut que des hommes et des femmes de toutes conditions,
au-delà de toutes considérations de races et de cultures, se lèvent pour défendre cet idéal de
fraternité et de paix.

Alors qu’en qualité d’aumônier militaire il m’a été donné de voyager souvent à travers le monde, j’ai
régulièrement constaté que la France était davantage aimée de l’extérieur que de l’intérieur.
Cette détestation de soi nous peine et nous interroge, et nous invite à relever le défi.
Ici je me souviens des premiers mots qu’adressa le pape Saint Jean-Paul II à l’occasion de son premier voyage dans notre pays, c’était en mai 1980 : « France, fille ainée de l’Église, éducatrice des peuples, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême » ?

Et renier nos racines chrétiennes c’est renier notre histoire, et un peuple sans mémoire est
nécessairement un peuple sans avenir.

Aussi prenons notre destin en mains car la vie est toujours ce que nous en faisons.
Oui la grâce rejoint notre liberté et cela nous invite à répondre à un idéal, à l’exemple de nos anciens,
partis sur ces terres d’Asie avec la seule ambition de servir.
Oui seul le don de soi fait grandir et tout ce qui n’est pas donné est perdu.

Aussi si nous sommes rassemblés ce matin, dans cette cathédrale saint Louis des Invalides, nécropole
sans tombeaux des soldats tombés victimes du devoir, où un autel est spécialement consacré aux
combattants d’Indochine, nous voulons honorer leur mémoire, prier pour le salut de leurs âmes, et
les préserver de l’oubli.

Alors que la nostalgie fasse place à la fidélité, parce que nous avons tous quelque chose à donner,
parce que nous avons tous quelque chose à offrir.

Je reste édifié par les actions des associations d’anciens combattants, qui loin d’entretenir une vaine nostalgie sont la mémoire de notre Nation, car se souvenir ce n’est jamais s’enfermer dans le passé
mais davantage préparer l’avenir.

La France de demain sera ce que nous en ferons, et cette dimension universelle qu’elle a su incarner
dans l’histoire, il n’appartient qu’à nous de la faire revivre, peut-être d’une autre façon, avec d’autres
ambitions, mais notre amour de la patrie devrait nous rendre inventifs à l’infini.
Aimer la France et la faire aimer, le défi est immense mais nous saurons le relever.

Chanoine Emmanuel DUCHÉ, recteur de la cathédrale Saint Louis des Invalides 

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