ANAPI

Le statut des anciens prisonniers des Japonais

Sans visite de libération, sans service social, sans service de santé, sans média, ces prisonniers vont avoir les pires difficultés pour faire reconnaître leurs droits, voir se heurter à l’impossibilité d’apporter les preuves de leur captivité pour obtenir réparation.

Aujourd’hui, ils sont moins de 500 survivants dont la moyenne d’âge dépasse allègrement les 80 ans. Les prisonniers des Japonais n’ont jamais vraiment eu de libération. Aujourd’hui, l’évènement du 9 mars 1945 semble être gommé de la mémoire collective de la Nation.

Deux lois ont été votées en 1948 en faveur des déportés et des internés de la guerre 1939 – 1945 :

  •     la loi du 6 août 1948 (déportés et internés résistants)
  •     la loi du 9 septembre 1948 (déportés et internés politiques)

Ces lois concernent également « ceux d’Indochine ». Lors des débats précédant le vote, le 8 juin 1948, au Conseil de la République, Monsieur DURAND-REVILLE a fait un long plaidoyer en faveur des déportés des camps japonais en INDOCHINE.

Depuis le vote de ces lois, toutes les demandes de titre de déporté ou interné par les prisonniers des japonais ont été déboutées pour les motifs suivants :

  •     capturé par les Japonais et incarcéré comme prisonnier de guerre, l’intéressé n’a pas droit au titre de déporté ni d’interné
  •     l’intéressé résistant à l’attaque japonaise par les armes n’a fait que son devoir ; il n’a pas fait acte de résistance et ne peut prétendre au titre de déporté ou d’interné résistant.
  •     l’intéressé n’a pas été incarcéré durant plus de 90 jours dans le lieu de déportation figurant sur l’arrêté ministériel du 22 janvier 1951, il ne peut donc prétendre au titre de déporté politique.

Jusqu’en 1993, soit 48 ans après les faits, aux questions écrites ou orales des parlementaires les ministres successifs chargés des Anciens Combattants ont toujours répondu : « Les cas des anciens prisonniers des Japonais sont déjà régis par les lois d’août et de septembre 1948 ; il n’y a pas lieu de légiférer à nouveau ».

La formule est en contradiction totale avec les rejets des demandes de titres. D’un côté, le champ d’application de ces lois ne couvre pas le cas des anciens prisonniers des Japonais, et de l’autre, on proclame que leur cas est déjà réglé par ces lois.

Les pouvoirs publics constatant qu’il existe un «vide juridique et réglementaire » pour certains anciens combattants de 1939 – 1945, ceux des camps «durs» d’Europe (Lübeck, Colditz, Rawa-Ruska, etc…) et également pour tous les camps d’Indochine (japonais ou vietminh) ont pris un décret en 1973, complété par un second en 1977, et, en 1981, un troisième modifiant les deux premiers.

Les décrets ont permis à certains prisonniers d’obtenir la reconnaissance de leurs invalidités, par présomption et sans délai, pour certaines maladies.

Pour les autres maladies, l’obtention des réparations était assortie de délai et de limite d’âge :

  •     « Dans les quatre ans après la libération ».
  •     « avant cinquante cinq ans ».

Les anciens prisonniers des Japonais, compte tenu des conditions de leur libération en septembre 1945, ne peuvent prétendre qu’à certaines maladies « sans délai ».

Les anciens prisonniers du Vietminh ont estimé avec juste raison qu’il restait un vide juridique pour leur cas. Dès 1986, ils ont déposé une proposition de loi qui a abouti à un vote favorable. La loi 1013-89 du 31 décembre 1989 leur a donné un statut comparable à ceux des déportés résistants. La seule condition était la durée de captivité : plus de 90 jours.

La quasi-totalité des anciens prisonniers du Vietminh ayant plus de 90 jours de captivité ont reçu leur carte.

En 1992, Jacques Godfrain, député de l’Aveyron, a déposé en faveur des anciens prisonniers des Japonais une proposition de loi tendant à conférer à ces derniers un statut comparable à celui des anciens prisonniers du Vietminh. Monsieur B. HUGO, sénateur de l’Ardèche, a déposé la même proposition de loi au Sénat.

L’ANAPI a écrit à tous les parlementaires (députés et sénateurs pour leur présenter cette proposition de loi ,

  •     plus de 100 parlementaires se sont associés à cette proposition de loi, et
  •     plus de 200 l’ont soutenue en répondant à notre lettre d’introduction.

Le Gouvernement de l’époque ne voulait pas d’une nouvelle loi, d’après le Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants : « Il n’y a pas lieu de légiférer à nouveau, les cas de ces anciens prisonniers sont déjà régis par les lois d’août et de septembre 1948 ».

Il n’y avait donc aucune volonté politique de faire aboutir cette affaire.

En 1982, un arrêt du Conseil d’Etat, dit arrêt LAFFARGUE, a exclu tous les anciens militaires prisonniers des Japonais du bénéfice de la loi du 6 août 1948 (déportés et internés résistants) : « Le militaire résistant aux Japonais par les armes n’a pas fait acte de résistance dès lors qu’il était en activité de service dans une unité combattante attaquée par les Japonais ».

Les Pouvoirs Publics, fort de cet arrêt, rejetèrent toutes les demandes de titre de déporté ou d’interné résistant.

Cependant, ceux qui ont été incarcérés dans les camps de concentration ont eu un petit espoir Dès 1993, grâce aux coups de butoir des parlementaires, grâce surtout aux Dèsaveux répétés des prises de position administrative du Ministre par les Instances Judiciaires.

L’arrivée de M. MESTRE au Ministère des Anciens Combattants a accéléré les choses. Le titre de déporté politique est rapidement conféré aux anciens prisonniers ayant été déportés à HOABINH ou à PAKSONG lorsqu’ils y ont contracté une maladie pensionnée car la durée de déportation n’a pas atteint les 90 jours.

Cet assouplissement d’interprétation de la loi a permis jusqu’à ce jour à plus de 180 anciens prisonniers des Japonais d’obtenir la carte de « déporté politique ». On assiste là à une anomalie fondamentale car des officiers (généraux, colonels, etc…), des sous-officiers sont aujourd’hui devenus des victimes civiles de la guerre. Si la loi est mal faite, il faudrait la modifier.

Récemment, en grande partie grâce à la pression de la rue, les anciens prisonniers des rebelles d’Afrique du Nord ont obtenu satisfaction pour une loi leur conférant un statut particulier.
On peut se réjouir de cette « réparation », même plus de 30 ans après les faits, accordée à des anciens prisonniers qui ont souffert dans leur âme et dans leur corps.

Il ne s’agit pas de comparer les misères et les souffrances. Il s’agit de justice et d’équité. Peut-on aujourd’hui refuser aux anciens prisonniers des Japonais dont la moyenne d’âge est de 82 ans ce qu’on a accordé pour des cas semblables à deux générations de plus jeunes ?

Près de 300 prisonniers de guerre des Japonais sont exclus du bénéfice du titre de déporté politique parce qu’ils n’ont pas été incarcérés dans un camp de déportation, et n’ont obtenu que l’application stricte des décrets sur les camps durs de 1973, 1977 et 1981, c’est-à-dire la reconnaissance de quatre infirmités.

L‘ANAPI, dès 1996, a essayé de présenter un projet de modification de ces décrets permettant de supprimer les contraintes des délais de premières constatations des maladies (dans les 4 ans après la libération, dans les 10 ans après la libération) ou des limites d’âge (avant les cinquante ans).

Cette souplesse d’interprétation est surtout demandée pour les maladies exotiques qui peuvent apparaître ou s’aggraver au fil des ans.
Malheureusement, les décrets précités ont été consoliDès par la loi de 1983. Donc, pour modifier les décrets précités, il faudrait légiférer à nouveau avec toutes les difficultés inhérentes au champ d’application de cette loi, qui couvre tous les camps durs d’Europe. Les pouvoirs publics, craignant un effet d’entraînement, ont refusé de modifier cette loi.

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Statut des prisonniers

Le vote de cette loi, qui devait apporter aux anciens prisonniers du Viet Minh la réparation des souffrances subies pendant leur captivité et de leurs conséquences physiologiques et psychologiques, autant que faire se peut, a été l’un des objectifs majeurs choisis par ceux qui ont créé l’ANAPI, et sans doute une de leurs plus belles réussites.

Cette action a été collective. Des centaines de membres de l’ANAPI ont uni leurs efforts pour la mener au succès, les participations les plus modestes ayant contribué à la réussite des acteurs les plus importants, et il n’est guère possible de tous les citer.

En 1985, René Navarre entreprend les premières démarches au Ministère des anciens combattants, pour demander l’étude des conséquences de la captivité subie par les anciens prisonniers du Viet Minh, démarches restées sans résultat.

La même année, André Vichard entre en contact, grâce à Monsieur Billardon, député-maire d’Autun, avec Monsieur Laurain, Ministre des anciens combattants et député de Metz, pour présenter la même requête. Et le colonel Bonnafous soutient une thèse de doctorat recensant l’étendue et la gravité des conséquences précitées.

Fin 1985, Pierre Mariani adresse plusieurs courriers pour formuler la même demande au Président de la République, François Mitterrand, au Premier Ministre, Laurent Fabius, au Ministre de la Défense, Paul Quilès et à Jean Poperen qui, en 1975, était intervenu à la Chambre des Députés pour que justice soit rendue aux prisonniers du Viet Minh.

Début 1986, une première proposition de loi est rédigée par le docteur Jean-Louis Rondy.

Au cours de l’été 1986, le député Jean Brocard met au point le texte définitif de la proposition de loi, à partir du premier jet établi par le docteur Rondy et d’un ancien projet préparé par le député Jean Laurain. Il présente cette proposition de loi à l’Assemblée Nationale une première fois le 24 mars 1987, et une seconde le 6 juillet 1988. Plusieurs formations politiques la reprennent à leur compte.

Pierre Mariani confie alors à quatre membres de l’ANAPI, qui forment le « Bureau Parisien », l’initiative des contacts et des démarches susceptibles d’atteindre le but fixé : le général de Sesmaisons, le médecin-général inspecteur Gilbert Pérot, le colonel Eric Weinberger et André Saint-Georges.

Ces derniers rencontrent un très grand nombre de personnalités politiques à l’Elysée, au Cabinet du premier ministre, au Sénat, à l’Assemblée Nationale et au Ministère des anciens combattants. Jack Bonfils organise l’envoi d’une plaquette documentaire à de nombreux responsables politiques.

La proposition de loi devient alors un projet de loi, qu’André Méric, Ministre des anciens combattants, remet au premier ministre Michel Rocard en octobre 1988.

Le texte définitif de ce projet de loi est mis au point par Mademoiselle Doucet, conseillère technique au cabinet du ministre des anciens combattants. Elle consulte de nombreuses fois, à cette fin, Eric Weinberger et André Saint-Georges.

Au printemps 1989, ces deux derniers mettent au point une seconde plaquette documentaire avec l’aide du SIRPA (Service d’Informations et de Relations publiques de l’armée). Cette plaquette est envoyée aux mille parlementaires au Sénat et à l’Assemblée Nationale ; elle est ensuite remise à chacun d’eux, dans leurs circonscriptions respectives, par des délégations d’anciens prisonniers qui sont leurs électeurs.

Après plusieurs péripéties, le projet de loi est proposé aux Conseil des ministres le 22 novembre 1989. Approuvé, il est voté à l’unanimité, le 15 décembre au Sénat à la suite d’un rapport établi par Monsieur Prouvoyeur, et le 18 décembre à l’Assemblée Nationale après une présentation par Jean Laurain.

La loi 89-1013 est signée le 31 décembre 1989 par Messieurs Mitterrand, Président de la République, Michel Rocard, Premier Ministre, Jean-Pierre Chevènement, Ministre de la Défense, Pierre Bérégovoy, Ministre des Finances et André Méric, Secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants.

Elle reconnaissait les droits des anciens prisonniers du Viet Minh, pour la plupart d’entre eux.

Mais elle excluait du statut un nombre significatif de prisonniers ayant été détenus moins de trois mois. A l’automne 2000, le contrôleur-général Bonnetête créa une commission des prisonniers ainsi lésés dont il confia la présidence à Serge Fantinel.

En 2002, il mena une étude générale du sujet qu’il soumit, le 30 avril, aux autorités du ministère des anciens combattants. En août 2002, Monsieur Hamlaoui Mekachera, Ministre des anciens combattants, annonçait que les anciens prisonniers concernés étaient officiellement reconnus par le gouvernement français. Ils ont maintenant droit au statut à condition qu’ils aient au moins une infirmité pensionnée au titre des décrêts.

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La mémoire historique

La quasi-totalité des prisonniers du Viet Minh s’étaient murés dans le silence après leur libération, blessés au fond d’eux-mêmes par les conditions d’une captivité inhumaine, mais aussi par l’indifférence suspicieuse qui les entourait.
Lorsqu’ils se retrouvèrent, en 1986, leur solidarité ranimée leur rendit une certaine confiance en eux, et un nombre significatif d’entre eux se mit à écrire des livres afin de témoigner de l’horreur vécue, et de se libérer du poids qui les oppressait.

Mais tous n’étaient pas capables d’écrire un livre. Beaucoup, pourtant, ressentirent de plus en plus intensément le besoin d’attester et de s’épancher en décrivant le vécu de l’enfer des camps.

Informé de leurs productions, le général Bruneau, président national en 1997, décida d’en organiser le recueil, l’étude, et de garantir leur pérennité comme leur plus large diffusion.

A la demande de Gilbert Rémy, président de la délégation Charentes, le conseil d’administration réuni à Biarritz le 22 mai 1997 à l’occasion du congrès annuel, constitua un « Comité de lecture » composé de douze volontaires à qui fut confiée cette mission. Il demanda à André Saint-Georges d’en prendre la présidence, ce que ce dernier accepta.

Les auteurs des témoignages adressèrent leurs textes à André Saint-Georges, qui les fit reproduire et les adressa, pour étude, aux membres du Comité. Ces derniers furent ensuite réunis à Paris pour estimer la valeur de chaque témoignage et décider de son devenir.

Tous furent classés dans les archives nationales de l’ANAPI.

Les plus valables et les plus documentés furent envoyés aux trois centres nationaux de la Mémoire Historique, où ils sont à la disposition des consultants :

  •         la Délégation à la mémoire et à l’information historique (Fonds documentaires de la Bibliothèque)
  •         Secrétariat d’Etat aux anciens combattants – 37 rue de Bellechasse – 75700 Paris 07 SP
  •         les services historiques de l’Armée de terre (Fonds privés)
  •         Fort de Vincennes – B.P. 107 – 00481 Armées
  •         la commission d’histoire de la guerre,
  •         Fonds privés des archives départementales du Rhône – 92 rue de Marseille – 69007 Lyon.

Enfin, les meilleurs témoignages furent envoyés à des journaux et des revues, aux fins de parution dans leurs colonnes : Le Déporté, le Journal des Combattants, le Casoar, l’Epaulette, le Journal des enfants de troupe, la Charte, la Koumia, Képi Blanc, Historia, Rizières et djebels, Col bleu et SNAAG Actualités.

Les résultats des travaux des premières réunions ont été les suivantes :

  •         58 témoignages ont été recueillis et classés dans les archives nationales de l’ANAPI.
  •         51 d’entre eux ont été mis à la disposition des chercheurs et des historiens dans les trois centres nationaux de la mémoire historique, dont 45 ont été écrits par des prisonniers du Viet Minh et 6 par des prisonniers des Japonais.
  •         17 de ces 51 textes ont été envoyés aux douze journaux et revues précités, 16 concernant les camps Viet Minh et 1 les camps japonais.

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École maternelle de Saïgon

La construction et l’ouverture d’une école sont toujours des pas vers la liberté et la démocratie. »
André SAINT-GEORGES
Vice-président national de l’ANAPI
Ancien inspecteur de l’éducation nationale

Cette école maternelle

est destinée aux enfants abandonnés des rues de 3 à 7 ans. A l’âge de 7 ans, ils entreront dans les écoles, puis les lycées.

Fin 2001, Mme TRAN TO NGA proposa à Jack BONFILS de faire construire une grande école maternelle, à Saigon, sur un terrain de 3 500 mètres carrés appartenant à sa famille, au coeur de Saigon.

Des partenaires vietnamie

ns assurèrent le financement de 60% du coût total de la construction.
Cette école fut inaugurée en 2002. Elle accueille 200 élèves, dont 80 % sont des enfants abandonnés.

Devant la réussite de cette école Jack BONFILS a demandé au Conseil d’Administration de l’ANAPI du 13 mai 2003, et à l’Assemblée Générale du 14 mai, de bien vouloir accepter le principe de la construction d’une annexe à cette école.

L’annexe à l’école maternelle de Saigon devrait ouvrir ses portes courant 2004. Elle pourrait recevoir entre 180 et 200 nouveaux élèves.

L’école maternelle à Saïgon

Une salle de classe

le réfectoire

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École de Dong-Khé

La construction et l’ouverture d’une école sont toujours des pas vers la liberté et la démocratie. »
André SAINT-GEORGES
Vice-président national de l’ANAPI
Ancien inspecteur de l’éducation nationale

C’est une école de 8 classes qui fut inaugurée en mars 2003.

Le 22 mars 1999, lors d’un séjour à Hanoi, Jack Bonfils devait rencontrer, chez l’Ambassadeur de France, une trentaine d’invités vietnamiens, leurs épouses et des enfants de deux générations. Ces Vietnamiens étaient des survivants du Bataillon de partisans de Caobang que commandait le lieutenant VILTARD, disparu dans la tourmente d’octobre 1950.

Il fut possible de renouer avec ces survivants, originaires de l’ex. RC4 entre That-Khe et Dong-Khe, qui passèrent tous de vingt à trente ans dans les camps de rééducation. Les enfants faisaient plus de vingt kilomètres à pied par jour pour se rendre à l’école de That-Khe, car Dong-Khe n’offrait aucune possibilité.

Cette construction exceptionnelle fut réalisée sous l’autorité du Maire. L’école fut inaugurée en mars 2003.

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École de Tuyen-Quang

La construction et l’ouverture d’une école sont toujours des pas vers la liberté et la démocratie. »
André SAINT-GEORGES
Vice-président national de l’ANAPI
Ancien inspecteur de l’éducation nationale

C’est à Tuyen-Quang qu’est construite une école francophone pour 200 élèves.
Elle est dotée de 31 ordinateurs bilingues.
Qui se souvient de ce village et de ses « pavillons noirs » ? C’est actuellement une grande ville moderne de plus de 800 000 habitants.
C’est en ce lieu qu’est construite notre première école francophone.

Les enfants de l’école de Tuyen-Quang

31 ordinateurs ont été financés par l’ANAPI pour les écoliers.

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École de Huoi-Loi

La construction et l’ouverture d’une école sont toujours des pas vers la liberté et la démocratie. »
André SAINT-GEORGES
Vice-président national de l’ANAPI
Ancien inspecteur de l’éducation nationale 

Elle est située à 12Kms au nord de Dien-Bien-Phu dans le village de Huoi-Loi.

Pour y accéder il a fallut construire également un pont et une route.

C’est le 17 mars 1999 à Nam Dinh, après un déjeuner officiel et le départ du Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et celui de l’Ambassadeur de France à Hanoi, que le Maire de Dien Bien Phu fit savoir aux représentants de l’ANAPI qu’il souhaitait les recevoir à la Mairie entouré de tous les membres de son conseil municipal.

Peu après, le Maire de cette grande ville de 200 000 habitants, capitale administrative du Vietnam, invita Jack BONFILS à l’accompagner avec ses plus proches collaborateurs. Le groupe, trente minutes plus tard, parvint au pied d’une grande colline, puis suivit une piste pendant quarante minutes.



Les enfants de l’école de Huoi-Loi

Là, les voitures durent s’arrêter, la piste étant interrompue par un ravin au fond duquel coulait un torrent. Le groupe s’engagea sur un tronc d’arbre pour passer sur l’autre rive et parvenir au village de Huoi-Loi, où il fut reçu par le maire.

II fut expliqué aux représentants de l’ANAPI qu’en hiver l’eau du torrent montait de trois à quatre mètres, que les paysans devaient faire un grand détour pour se rendre aux marchés de Dien Bien Phu et qu’il n’existait aucune école.

Ce fut l’occasion d’un second appel aux adhérents de l’ANAPI, aux Anciens de la Légion et aux autres associations d’Anciens Combattants. C’est ainsi que furent construits l’école de Huoi-Loi, une route de cinq mètres de large et un pont. Elle fut inaugurée le 19 mars 2001.

Le torrent traversé sur un tronc d’arbre

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École de Duba

La construction et l’ouverture d’une école sont toujours des pas vers la liberté et la démocratie. »
André SAINT-GEORGES
Vice-président national de l’ANAPI
Ancien inspecteur de l’éducation nationale

Elle est située à 100 Kms au nord ouest d’Hanoi et comporte 7 classes en primaire et 7 classes en Secondaire. L’encadrement est religieux.

C’est en 1995 que Soeur Germaine NGUYEN de Notre Dame des Missions, à Lyon, demanda de faire construire deux grandes écoles à Duba à cent kilomètres au nord de Hanoi, à I’ouest de Vietri, où bien des prisonniers du Viêtminh devaient retrouver la liberté entre 1952 et 1954.

II s’agit d’une région entièrement catholique, abandonnée par le régime communiste dès 1954.

L’ANAPI devait y faire construire une école primaire de sept classes et un collège de sept classes. C’est le plus grand établissement scolaire de toute la région. II est dirigé par un abbé qui, depuis peu, est le Maire de cette grande commune. II dispose d’une équipe d’enseignants très solide, en mesure d’accueillir 1 200 à 1 400 enfants par jour, en les divisant en trois groupes : chaque groupe suit quotidiennement trois heures d’enseignement général et une heure de catéchisme.

Père Nguyen-Gia-Nhang entouré des responsables qui assurent le fonctionnement des écoles de Ngô-Xa.

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Reconstruction de la cathédrale de Phu-Oc

La cathédrale de Phu-Oc, située à 100 Kms au sud d’Hanoï et à 3 Kms de Nam-Dinh fut entièrement reconstruite avec l’aide de l’ANAPI.

La cathédrale de Phu-Oc fin 1999

En février 1993 , à la demande du Colonel TRAN DINH VY qui fut un ancien du Commando « VANDEN » et qui est né près de Phû-Oc, et après avoir obtenu l’accord du Bureau National de L’ANAPI, fut lancée la reconstruction complète de la cathédrale de Phu-Oc, située à cent kilomètres au sud de Hanoï et proche de la grande ville de Nam Dinh. Cette cathédrale, construite en 1928, avait été détruite en 1968 par l’aviation américaine. Elle fut inaugurée officiellement en mars 1999.

C’est une réalisation surprenante. Cette cathédrale peut accueillir plus de 5000 personnes. La reconstruction huit fois supérieure en superficie à la cathédrale détruite, est un modèle du genre. Pendant plusieurs années, sur le système du trois/huit, trois équipes réalisèrent un exploit puisque cette cathédrale est considérée comme la plus belle du Vietnam, mis à part les cathédrales de Saigon et d’Hanoi, plus anciennes.

 Construction d’un dispensaire à Phu-Oc

A la demande du Maire de Phu-Oc, l’ANAPI a fait construire ce dispensaire situé à environ 300 mètres de la cathédrale.

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Œuvres sociales

Au-delà de leurs souffrances passées, les survivants et leurs amis surent effacer de leur mémoire des moments atrocement douloureux pour venir en aide, depuis presque dix ans, à ce pays que nous aimons toujours comme nous l’aimions à vingt ans. »

Jack BONFILS

Toutes les œuvres sociales au Vietnam que nous allons décrire n’auraient pas pu voir le jour sans le travail acharné et passionné d’un homme : Jack BONFILS.

Jack BONFILS est né à Saînt-Maixent l’école le 7 février 1921. Après 15 mois de présence en Indochine au 3/3 REI, il fut fait prisonnier du Viet Minh le 15 octobre 1950 au cours des combats de la RC4. Libéré le 11 août 1952, il effectua 23 mois au camp N° 1.

Pour le développement des œuvres sociales de l’ANAPI, il fut efficacement secondé aux Vietnam par Madame TRAN TO NGA depuis 1998.

Mme Trân Qué Nga Directrice de l’école maternelle de Saïgon

Enfin, l’ANAPI tient à remercier tous ceux, personnes physiques ou associations, qui ont contribués par leur dons généreux à l’accomplissement des œuvres sociales au Viêt Nam et tout particulièrement la Légion Etrangère.

Cliquez sur les liens ci-dessous pour découvrir les différentes actions de l’ANAPI au Viêtnam :

L’ANAPI, entre 1994 et 2004, a fait construire 5 écoles au Vietnam :

Contact :
Colonel (er) Jack BONFILS

Co-fondateur de l’ANAPI – Chargé des actions sociales
Villa Vallon Fleuri – 232 chemin Pierre Drevet
69140 Rillieux la Pape

CCP Lyon N°1310242 Z

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